dimanche 5 août 2018

Espérer le Soleil de Nelly Chadour




L’écrivaine étant une amie, mon avis sur le livre est forcément influencé par cela, soyez prévenu. Bon en fait je vous dis ça mais je fus vite happé par l’histoire et j’oubliais très vite que tout cela venait de la copine qui descend les bières plus vite que son ombre.
La Grande Peste Noire. Le Grand Incendie. Le Blitz orchestré par les nazis. La Bombe de Staline… Londres a survécu à tout. En 1951, isolée dans la gangue glacée de la nuit nucléaire, la cité millénaire et ses habitants tentent de vivre comme avant. Malgré les radiations, les Rôdeurs de la Nuit, et eux-mêmes.
Quand des enfants de quartiers pauvres sont enlevés par une étrange entité aux yeux incandescents, les tensions éclatent et les destins s'entrecroisent. Ainsi Vassilissa, vampire russe obligée de traquer ses  semblables sous les ordres des autorités britanniques ; Satinder, jeune fille sikhe qui n'a pu empêcher la disparition de ses petits frères ; Jaime, ancien résistant espagnol désormais voué au crime organisé ou Gwen, belle héritière blessée au plus profond de sa chair et de son âme. Sous l'objectif du photographe américain Arthur Smitty se succèdent émeutes et révoltes d'une population dont le rêve impossible est de revoir le soleil une dernière fois.


Alors j’ai eu un peu de mal dans les premiers chapitres notamment à causes du nombre important de personnages qui arrivent les uns à la suite des autres. Heureusement le récit tient toujours la route et tous ces personnages convergent vers un même but. Même si certains restent sur le carreau, cela permet en fait un recentrage sur le personnage de Gwen. Femme au parcours fascinant et en résonance avec l’histoire de ce Londres dans une époque (1951) différente de la notre compte tenu d’une divergence des événements de la Seconde Guerre Mondiale. J’ai également beaucoup aimé la variation sur l’univers de Peter Pan ainsi que la confrontation entre différentes cultures et fantastiques.

Une très belle aventure douce/amer doublée de quelques scènes mémorables (Les premiers rayons de soleil sur Londres, le massacre de Vassilissa). Merci pour la lecture Nelly

mercredi 1 août 2018

10 films - 10 moments de vie : Là-haut de Pete Docter




2009 et j’ai trente ans

Je vis une année charnière. Après avoir vécu durant 28 ans dans la région parisienne, je vais partir vivre à Tours d’ici quelques mois. J’ai posé ma démission et je vais quitter amis et parents pour une nouvelle vie. La raison ? Un petit bout de femme intelligente, jolie et drôle avec qui chaque moment est merveilleux. On partage une passion pour le cinéma et les séries, on rigole à tout et on discute pendant des heures (bon on fait d’autres choses aussi mais vous n’aurez pas les détails bande de vicieux). J’ai rencontré l’amour, le vrai. Cela ne fait que quelques mois que nous sommes en couple mais tout semble aller de soi. On décide de vivre ensemble et je vais la rejoindre dans sa ville d’Indre et Loire.

Pour l’heure on fait tous les deux des aller-retour pour passer les week-ends et les vacances ensemble. Et nous voila en ce beau jour d’été dans la salle du MK2 François Mitterrand en compagnie d’un couple d’ami pour aller voir le dernier Pixar. Après Wall-E je ne suis pas franchement inquiet de voir un mauvais film et puis c’est Pete Docter le mec derrière Montres et Cie. Autant dire que je ne m’attendais pas au guet-apens. Le film est bien, ce n’est pas mon préféré mais voila, il y a ce prologue.

Les dix premières minutes du film nous montre la vie de Carl et Ellie Fredricksen depuis leur rencontre jusqu’à la mort d’Ellie. Une vie toute simple, remplie de petites joies et de moments de complicité. Une vie comme je me l’imagine avec celle qui est assise à coté de moi. Je me prend ce passage en plein dans le cœur comme une promesse de ce que sera mon avenir. Nous sommes en 2018 et cette année je vais fêter mes dix ans en compagnie de celle qui est devenue ma femme, ma meilleure amie et l’amour de ma vie. Elle est là dans les bons moments et m’a aidé dans les jours tragiques. Chaque jour qui passe en sa compagnie est une bonne journée.

Il m’apparaissait évident de finir cette chaîne sur ce film. Une chaîne où j’ai plus parlé de moi que des films et où je n’ai pas forcément évoqué mes œuvres préférés mais c’est aussi cela le cinéma, le témoignage d’une époque et de moments de vie.

Merci de m’avoir lu

dimanche 29 juillet 2018

10 films - 10 moments de vie : Daredevil de Mark Steven Johnson




Mars 2003 et j’ai 24 ans

Depuis quelques mois j’ai internet chez moi. J’AI INTERNET PUTAIN ! Fini les heures passées dans des cybercafés à me ruiner, maintenant je peux passer des heures à écrire des conneries sur les forums et notamment sur celui de Mad Movies. J’étais alors un lecteur fidèle de la revue et venir dans cet antre du net était logique pour moi. Je commence à faire la connaissance des autres habitués et me marrer avec eux. Arrive ce jour de mars où un madnaute parisien propose à ceux qui habitent Panam et le coin d’aller voir un film ensemble. Ce film sera Daredevil. Autant le film était naze, autant la discussion ensuite autour d’une bière fut des plus agréable. Ce rendez-vous fut le premier d’une longue liste et ce jour là j’ai rencontré certaines personnes qui sont aujourd’hui encore mes amis. J’ai mûri à leur contact, j’ai découvert plein de choses en musique, films, séries, livres, bd etc et moi qui me sentais seul au fin fond de la Seine-et-Marne, j’ai pu prendre mon envol pour vivre dans la capitale (enfin à coté) durant quelques années.

Je ne vais pas vous convaincre que le film est un bon. Il est mauvais. Quitte à découvrir des bons trucs sur Daredevil, lisez des comics (oui vous oubliez aussi la série télé). Il n’empêche que le visionnage de ce film au cinéma est important pour moi, il m’a permis de rencontrer plein de personnes, d’évoluer et de grandir.