Affichage des articles dont le libellé est Rayon JV. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rayon JV. Afficher tous les articles

mercredi 1 janvier 2025

La Dernière Séance 2024 - Bilan

 


204 films, séries, documentaires vu ou revus avec quelques jeux dans le lots et sans compter les expositions


C’est peu ou prou la même chose que 2023 avec pourtant une grande différence qui m’a sauté aux yeux en préparant un Top 5 pour le travail. Je suis allé seulement neuf fois au cinéma pour voir un film qui venait de sortir en salle. Même pas un film par mois, je pense que j’ai jamais fait aussi peu. Mon bureau est situé juste en dessous de sept salles de ciné et pourtant j’ai vu moins de films actuels que beaucoup de copains. C’est même pas tant une question de proposition (parce que quand je vois tous les films que j’ai loupés et qui me font envie je me dis que j’avais de quoi remplir mon carnet de bal) qu’une question de motivation. Ca sera donc la grande résolution de 2025, aller voir un film actuel par semaine. Allez au moins trois par mois parce qu’il y a aussi les ressorties.





Haaaa les ressorties. Autant j’ai vu peu de film nouveau, autant je me suis fait plaisir à aller voir ou revoir des classiques sur grand écran : Phanthom of the paradise, Terminator, 2001, E.T, Total Recall, Shining, M le maudit, Robocop, Blood Simple, Batman, Batman Returns, Carrie au bal du diable, Retour vers le futur, Shaun of the dead, PlayTime, Fargo et j’en oublie sûrement un ou deux.


Quel plaisir que de voir en salle des films aussi bon et pour certains taillés pour ça. Quelque soit la qualité de votre installation personnelle, rien ne vaut l’expérience en salle. N’hésitez pas si vous pouvez le faire. Déjà ca aide les cinémas et en plus vous verrez vos films autrement. Pour ce début 2025 je vois déjà arriver des explosions atomique à Neo-Tokyo et Los Angeles, la vie d’un homme qui a toujours rêvé d’être un gangster, un film charnière d’un réalisateur néo-zélandais et un mois d’avril de fou avec Paris-Texas, Le limier, Blow-up et Blow out (grand merci à la Cinémathèque de Tours)


Niveau rétrospective à la maison cette année fut consacré à Rocky Balboa, Harry Callahan, Freddy Krueger ainsi que Sarah Connor et ses amis. Du grandiose, du très bon et du moins bon (voire du caca) dans tous ça.





Mais niveau rétro personnelle mortel il y eu surtout celle de Walter Hill allant de Hard Times jusqu’à Brewster's Millions. Un énorme plaisir (et des découvertes incroyables telles que Sans détour) en dehors du dernier (caca!). Je dois dire que je suis moins motivés pour la suite mais bon on va se donner une petite. L’autre grosse rétro fut celle consacré à l’univers Patlabor avec deux séries d’O.A.V. (Original Animation Video), une série télévisée et trois films d’animations. Une vaste galaxie pour un univers particulier et passionnant par sa richesse, son atmosphère et sa variété. Il est probable que j’en recause un peu dans le blog


Tiens en parlant de séries télés, l’autre gros morceau de mes séances depuis longtemps. 2024 fut l’occasion d’une nouvelle saison de The Bear (formidable bien que déséquilibré) et de Fargo (parfaite).


Au rayon « arrêté après quelques épisodes », j’ai tenté Schrinking (chiant), For all manking (et pourtant j’aurais aimé mais zzzzzzzzzzz), Hacks (aucun intérêt pour les personnages) et la suite de Frasier (étonnant non ?). Tant pis, après quelques épisodes sans jamais trouver un petit truc auquel s’accrocher pour continuer, c’est pas la peine de prolonger. Il faut savoir dire non à la drogue. Seul Only Murders in the building m’a fait tenir jusqu’à la fin de la saison mais sans envie de regarder la suite


Au rayon « content de te revoir » j’ai passé l’année avec Adrian Monk (qu’elle capacité à toujours se renouveler dans une forme pourtant jugée rigide), Leslie Knope (vive le service public), Frasier Crane (celui de Seatle, le seul, l’unique), Selina Meyer (la politique de moins en moins caricatural vu la réalité), Jerry Seinfeld (et je n’ai aucun problème avec ça), Eren Jäger (sublime œuvre qu’est L’attaque des Titans, dépassant de loin son postulat de base avec une maîtrise rarement vue) et le duo le plus célèbre du FBI : Fox Mulder et Dana Scully (incroyable comment X-Files prend une toute autre dimension aujourd’hui en plus de toutes ses autres qualités)





Deux séries que j’aime ce sont conclues cette année. La première est What we do in the Shadows. L’adaptation du film de Taika Waititi est devenue en six saison la meilleure comédie fantastique télévisuelle de ces dernières années avec des personnages haut en couleurs, des épisodes fantastiques et des idées au potentiels ravageurs tel que le vampire psychique, la descendance de Van Helsing ou bien encore le postulat voulant que les acteurs et actrices ayant joué des vampires sont en fait des véritables vampires donnant lieu à plein d’apparitions de guest-stars etc. La deuxième c’est Curb Your Enthusiasm, la série de et avec Larry David. Un chef d’œuvre de la comédie qui a vaille que vaille traversé presque 25 années. Une fin incroyable jouant, encore une fois, sur des mise en abymes redoutable.





Bon sinon le trio de tête de l’année : Ted Lasso, Ferrari et Anora

La première est une série en trois saisons aussi drôle que bouleversante, qui arrive à aborder intelligemment un paquet de sujet, qui s’offre des incartades poétiques par la force des aléas de la production et qui est incroyablement lumineuse tout en questionnant les aspects pervers de cette approche. Bref c’est un petit bijou. Le deuxième c’est la dernière claque du maitre Michael Mann, je vais pas en dire plus et juste vous conseiller d’écouter l’émission qu’on lui a consacrée. Je dirais juste qu’encore aujourd’hui je suis dégouté qu’il ne soit pas sorti au cinéma tant il doit prendre toute son ampleur sur grand écran. La dernière c’est Anora, le dernier film de Sean Baker, réalisateur américain dont je vous ordonne d’aller voir ses précédents films (Red Rocket, The Florida Project et Tangerine) et dont je vous suggère de guetter vos programmes parce que ses premiers films vont bientôt débouler en salle.





Et sinon en vrac :


  • Vu et découvert quelques heures avant d’écrire ces lignes => Cet été-là de Jim Rash et Nat Faxon. Quand les adolescents cons ne sont pas ceux qu’on pensent
  • Parce qu’avoir une manette entre les mains c’est bien => Vivre 2024 sur le canapé avec Star Wars (Jedi Survivors et Outlaw), Final Fantasy VII Rebirth, Horizon Zero Dawn, Assassin’s Creed Mirage, Ghost of Tushima et la trilogie Mass Effect
  • Ca fait bien peur et c’est français, oui messieurs => Vermines de Sébastien Vaniček
  • L’autre série feelgood => Schitt’s Creek de Dan et Eugene Levy
  • Inoue qui fait avec sa pièce maitresse, ce qu'Otomo avait fait avec la sienne. Une adaptation cinématographique qui s'éloigne de la fidélité narrative pour capturer une atmosphère et un mouvement => The first Slam Dunk c’est grandiose
  • - Continuons dans la famille « ils auraient été dans mon top 2023 si je les avaient vu cette année-là » => Godzilla Minus One, The Holdovers et Perfect Days
  • Loupé en 2024, heureusement ca ressort au ciné en début d’année, merci Télérama (hé ouais) => La zone d’intérêt, Flow et Le mal n’existe pas
  • Les belles surprises découvertes cette année => La mini-série Carol & the end of the World et son ode à la routine, le magnifique Sasquatch Sunset dont j’espère une exploitation en salle, le totalement juste Drinking Buddies et Le convoi sauvage de Richard C. Sarafian
  • Mais sinon en vrai, mon film préféré de l’année sort en blu-ray US début janvier pour les 50 ans de ce dont il parle. Franchement et encore plus que pour Ferrari, je suis dégoutté qu’il ne soit pas sorti en salle en France pour le moment.


Bon et pour 2025 ? Au moins un film par semaine on va essayer de s’y tenir, on réfléchit déjà à la Soirée de l’horreur de l’été prochain, ça fait des années que je n’attendais pas avec impatience un film et il n’y a que Superman pour y arriver enfin et surtout venez tous et tout le temps au ciné.




mardi 2 janvier 2024

La Dernière Séance 2023 - Bilan

 




Presque 200 films, séries, documentaires vu ou revus avec quelques jeux dans le lots

C'est quasiment la même chose que l'année dernière ce qui est pas mal surtout qu'il y a eu du changement. J'ai en effet pris une pause sur ma participation à l'émission Bande d'Annonces. Plus de 10 ans de radios c'est pas rien. Je prenais toujours un grand plaisir à passer une heure en compagnie des copains à parler des derniers films sorties sur Tours mais je dois dire que toute la préparation et le fait de planifier quasiment toute ma semaine m'ont usés. J'avais envie de prendre le temps. Pause faite donc à partir du mois de juin et si je craignais voir moins de film il n'en est au final rien. Je vais toujours autant au cinéma mais surtout je regarde plus de films anciens que ce soit chez moi ou au cinéma. On le dira jamais assez, vive les reprises et les rétrospectives pour pouvoir voir sur grands écran des films excellents. 

Cette année j'ai ainsi pu (re)voir Les Blues Brothers (avec un ami qui, lui, a découvert le film), Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (un Carpenter au ciné, le pied assuré), Evil Dead 2, Pour une poignée de dollars, Le grand silence et Alien. 





Pour quelque chose de totalement différent, je me suis refait un cycle Monty Pythons. Cela grâce à chérie-chérie qui m'a offert le Monty Pythons Flying Circus en coffret bluray. Je ne me pouvais m'arrêter en si bon chemin et j'ai donc enchainé sur la sainte trinité à savoir Sacrée Graal, La vie de Brian et Le sens de la vie. J'ai poursuivie l'escapade avec la représentation du groupe sur scène au Hollywood Bowl (probablement le truc le plus dingue de leur carrière) et par l'énorme documentaire Monty Pythons : Almost the truth (lawyers cut)  consacré à tout leur travail. 

Tiens en parlant de documentaire. celui consacré aux vulcanologues Katia et Maurice Krafft, Fire of Love, était magnifique, celui consacré à John Belushi (sobrement appelé Belushi) était à pleurer et celui consacré à ILM (Light & Magic) donnait envie de rêver.  

Rayon série, j'ai découvert et apprécié The Last of Us (même si le jeu vidéo est hors-compétition, l'adaptation est honorable) et The Outsider, je me suis délecté de la nouvelle saison de What we do in the shadows, je me suis pris des barres de rires avec Community mais c'est surtout The Bear qui m'a totalement emporté. J'ai pu continué et terminé ce classique qu'est The West Wing. Magnifique utopie. Histoire de contrebalancer j'ai enchainé avec un nouveau visionnage de cette farce qu'est Veep. Frasier et Parks and recreation refirent également un tour. En attendant la nouvelle saison de Fargo, on s'est mis à revoir la série dans l'ordre chronologique des saisons, une approche intéressante qui fait ressortir la cohérence de la série. Enfin histoire d'avoir un peu de feelgood, je prescrit un épisode de Monk. C'est toujours aussi bon

Bon sinon le trio de tête de l'année c'est deux films de science-fiction qui m'ont fait voyager (Mars Express) et fait verser ma petite larme (Les gardiens de la galaxie vol3) et, o surprise, The Fabelmans de Steven Spielberg. On se refait pas, tonton Steven c'est le plus fort et son film semi-autobiographique est une merveille du premier au (grandiose) dernier plan. 

 




Et sinon en vrac 


  • Ce fut aussi une spéciale Bruce Timm & Friends cette année avec le visionnage en bluray des séries Batman et Superman suivi de Justice League Animated et Justice League Unlimited. Comme disait mon grand-père : "c'est les meilleurs, y'a pas mieux"
  • Au rayon "on veut pas tirer sur l'ambulance mais elle cherche quand même un peu" : Consternation et poilade devant The Creator, Les trois mousquetaires : D'Artagnan et Les femmes du square. De l'avantage de ne plus faire une émission de ciné, on réduit le risque de regarder de la merde. 
  • J'aurais bien mis Les Banshees d'Inisherin dans les meilleurs films de l'année mais si je l'ai vu en tout début d'année il est sorti l'année précédent
  • Plein de bon films français, oui madame, avec notamment Youssef Salem a du succes  et le renversant Je verrais toujours vos visages
  • Et même des films fantastiques ou de SF : Mars Express, Le règne animal
  • c'est pour les mômes mais c'est 1000 fois mieux que des merdes pour adultes : Marcel le coquillage (avec ses chaussures) 
  • La famille Asada c'est le film qui fait du bien 
  • Ca tranche, ca charcle, ca gicle, c'est Baby Cart
  • Et puisqu'on est dans la découverte de vieux film que c'est bien mieux que les merdes d'aujourd'hui : Klute d'Alan J. Pakula, The Conversation de Francis Ford Coppola, Le crabe tambour de Pierre Schoendoerffer, Laurin de Robert Sigl, Summer of Sam de Spike Lee, Le Lauréat de Mike Nichols, A Christmas Story, L'horloger de St Paul et Le Juge et l'assassin de Bertrand Tavernier. 


Enfin à titre plus professionnel, je suis heureux de voir que les gens reviennent massivement au cinéma. On n'a pas encore retrouvé notre rythme de croisière mais on a fait une année bien meilleure que ce que nous espérions. On récolte les fruits d'une programmation variée, de reprises, de festivals et de soirées thématiques. Ainsi voir des gens faire la queue à minuit 10 pour voir L'exorciste ca fait chaud au cœur. 

Et l'année 2024 s'annonce bien. On travaille déjà sur notre prochaine Soirée de l'horreur et un gros projet est en train de se concrétiser tout doucement. 

Je vous en reparle bientôt et en attendant allez au cinéma. 






lundi 1 janvier 2024

Contes de Chevet 2023 - Bilan



 





126 BD, romans ou essais lus cette année



C'est quasiment le même chiffre qu'en 2022. Pas mal compte tenu des périodes où je préfère passer mon temps devant l'écran avec ou sans une manette à la main. Merci les vacances dans les coins paumés où je passe des après-midi entiers un livre à la main et merci une certaine assiduité de lecture le soir que ce soit sur mon fauteuil ou dans le lit. 

En début d'année 2023 j'avais prévu de continuer d’arpenter les rues d’Isola, d’Astro City et celles de Perdido, de découvrir Steinbeck et ses raisins de la colère et d'espérer que le lecteur français de comics deviennent moins con et soutienne suffisamment la parution des épisodes de Superman de John Byrne. En cette fin d'année, je dois dire que je suis content d'avoir lu sept romans du 87e District (de He who hesitates à Sadie when she die, le plus passionnant fut surement Hail, hail, the gang's all here !), d'avoir continuer Astro City via la nouvelle réédition américaine, d'avoir dévoré Blackwater (j'y reviens), d'avoir été emporté par Les raisins de la colère (il faudrait que je regarder le film avec Fonda tiens) et de voir que les Superman Chronicles semblent fonctionner. 

Si j'ai mis une pause à mes activités radiophoniques pour le cinéma, je continue avec plaisir Le plein de Super avec mes comparses. L'occasion de bonnes rigolades et d'explorations de comics que je (re)découvrir. En 2023 ce fut Annihilation et le cosmique Marvel des années 2000, Golden Age de James Robinson, Manhunter par Walter Simonson et Archie Goodwin, Spider-man par John Buscema, Daredevil par Dennis O'Neil, et enfin Miss Hulk, Captain America et Les Vengeurs par John Byrne.








2023 c'est la découverte d'un auteur : Michael McDowell. J'avais lu le premier tome de Blackwater en 2022 mais c'est vraiment cette année que je me suis plongé dans la saga à l'occasion de l'achat de tous les tomes (merci au passage au copain pour le bon cadeau de 150 euros à dépenser chez mon libraire préféré pour mon anniversaire. Dans le genre dépense bien utilisée il s'est posé la). J'ai enchainés les tomes à vitesse grand V et me suis pris de passion pour cette saga et les membres de cette grande famille que sont les Caskey. J'aime l'élégance de l'écriture de McDowell, un beau style au service d'intrigues et de récits très direct ainsi que des personnages imparfaits brillamment développés. J'ai enchainé peu après avec Les aiguilles d'or et je crois que j'ai encore plus pris mon pieds. J'attends avec impatience les nouvelles éditions des livres de l'auteur chez Monsieur Toussaint Louverture mais je vais aussi partir en quête des autres romans ou histoires édités ailleurs. 

Si les intégrales Marvel de chez Panini Comics ne m'intéressent plus pour plusieurs raisons (la principale étant que je connais, j'ai déjà et/ou je préfère me pencher sur la VO), je suis par contre bien plus intéressé par l'équivalent pour DC Comics et édité chez Urban Comics. Les Chronicles consacrés à Batman et Superman proposent les épisodes d'une période (la deuxième partie des années 80) que je considère comme l'une des meilleurs pour ces personnages et offrent plein d'inédits. Tout cela afin de constater que leurs qualités vient d'un travail collectif et ne se limite pas à quelques one-shots trop souvent cités. Quand aux Chronicles Flash et JSA c'est un gros bonheur de lire et relire (pour Flash vu que j'ai tout en VO mais je voulais supporter cette édition française) deux runs d'anthologies et de retrouver une atmosphère et une qualité que je ne vois que trop rarement aujourd'hui dans le comic de super-héros. 













Et sinon : 

  • Dans le rayon "On découvre des classiques", outre Les raisins de la colère il y eu aussi Demain les chiens de Clifford Simak et Shibumi de Travanian

  • Dans le rayon "C'est sorti cette année et je l'ai lu dans la foulée" : Le silence de Dennis Lehanne (en une journée et demi, mon record de l'année), Le silence et la colère de Pierre Lemaitre (je suis accro à cette saga depuis Au revoir la-haut) et La dernière maison avant les bois de Catriona Ward (dans le genre "je ne sais pas dans quoi je fous les pieds" il se pose là)

  • Dans le rayon "Grosse relecture" : Gotham Central (et c'est toujours aussi bon), Slam Dunk (la nouvelle édition débarque début 2024 en grand format d'ailleurs) et Lou ! à l'occasion du nouveau tome de la série (et, o surprise, j'ai adoré celui-ci)

  • Grace aux prêt j'ai enfin pu lire tout Walking Dead et j'ai versé ma larme à la fin. Je pense que je vais me prendre la série en souple durant cette année. 

  • Dans le rayon "au-revoir les copains" : Deadly Class de Rick Remender. Poignant et réussi, je crois que c'est la série que je préfère de lui avec Fear Agent. 

  • Dévoré en quelques jours : Devolution de Max Brooks. Quand les chantres du technosolutionnisme bouffis de capitalisme puant rencontre la réalité et des bigfoots, c’est l’occasion d'une grandiose remise à plat d’une idéologie malsaine et dangereuse et d’un survival qui tient en haleine du début à la fin.

  • Ma découverte de l'année : Les 5 Terres. Une grande saga qui voit plusieurs peuples s'opposer. On pourrait résumer cela à Games of Thrones avec des animaux mais ce qui m'épate c'est la structure éditoriale de l'ensemble pour pouvoir proposer un tome tous les deux mois pour une saga qui en comprendra 30 au final. Il y a une approche, proche du comics ou du manga que j'apprécie d'autant plus qu'elle est totalement assumée. 

  • Il y a pas que les romans et les BD dans la vie. Cette année, je me suis aussi penchée sur la sublime réédition de Et Franquin créa la gaffe de Numa Sadoul, sur Liminal de ALT 236 (formidable ouvrage sur un domaine qui me fascine), Working une histoire orale du travail aux Etats-Unis de Studs Terkel, un passionnant travail de journalisme proche des gens (il va falloir que je prenne les autres livres de l'auteur). Je me suis aussi abonné à La Revue Dessinée, un trimestriel d'information et de travail journalistique en BD. C'est passionnant et ça participe à proposer une offre d'information différente et rigoureuse. Ca n'a pas de prix actuellement quand la plupart des médias sont aux mains de milliardaire dont un ouvertement d'extrême-droite. 








Et enfin dans le rayon "Top de l'année" :

  • Battlefield de Garth Ennis (et surtout le récit Les Sorcières de la Nuit).

  • Altamont d'Erik Hanna et Charlie Adlard.  Typiquement le genre de récit que j’aime parce qu’il fait un pas de coté et prend une fiction pour parler de la réalité. Le festival d’Altamont est secondaire en soi (dans le sens où la BD ne s’attarde pas sur le déroulement factuel de celui-ci et n’intervint qu’a la moitié de récit) mais son cadre et l’histoire fictive qui s’y déroule en dit beaucoup plus sur la société américaine d’alors que l’aurait fait un récit factuel

  •  Hitman de Garth Ennis et John McCrea. Il y a des requins morts-vivants. Je n'ai rien à ajouter

  • Webster et Jones - Agent du 102 de Jean-Marc Lainé et Laurent Zimny. Dessins supers, très bon dialogues avec quelques jeux de mots et citations bien trouvés. J’aime cette aventure qui offre plein de lieu et joue avec plein d’imagerie pour aller crescendo avec un gros kiff sur la bataille finale avec plusieurs lieux d’actions. 





Et pour cette année ? 

Je viens de me plonger dans la relecture des aventures de Son Goku, je vais continuer à arpenter le 87ème District, repartir dans l'espace avec un Texan alcoolique, me plonger dans le deuxième de Révolution, aller en Australie voir les mutants, lire le dernier roman de la copaine Nelly Chadour, approfondir la Question, continuer la (re)découverte des années 80/90 de Captain America mais en version originale et je crois d'ailleurs que je vais m'intéresser plus aux épisodes mensuel en VO pour les anciennes séries. 



Bonne lecture à tous.  















mercredi 24 mai 2023

Box-Office France : Des Chiffres et des Films /20ème semaine - Du 17 mai au 23 mai 2023

1°

A tout moteur et à tout cœur, ils sont là quand il faut et c’est au nom de la loi qu’ils poussent leurs chevaux à vitesse turbo et qu’ils prennent la première place du box-office cette semaine. Fast & Furious X totalise 1 140 846 entrées

2°

Les Gardiens de la Galaxie Vol3 vient de conclure sa troisième semaine d’exploitation. 656 622 entrées pour un cumulé de 2 685 716

3°

Jeanne du Barry est troisième. Le film fait 356 152 entrées pour un cumulé de 401 181 entrées en 2ème semaine (effet Cannes, le film est sorti le 16 mai donc sa première semaine d’exploitation n’a durée qu’une journée)

Suivent ensuite Super Mario Bros, le film (245 341 entrées / 6 895 177 entrées cumulés / 7ème semaine) et Les Trois Mousquetaires, D’Artagnan (121 665 entrées / 3 218 866 entrées cumulés / 7ème semaine)

lundi 23 janvier 2023

THE LAST OF US - 1ères impressions

 



Il y a déjà un matériau de base qui interdit de se louper. Celui d’une des œuvres vidéoludiques les plus importantes des années 2010 née de l’expérience d’un studio qui a déjà aligné des succès qualitatif depuis le jeu de plate-formes Crash Bandicoot jusqu’aux jeux d’aventures Uncharted déjà en soi porteurs des mécanismes de jeu ainsi que des qualités visuelles et narratives qu’on retrouvera améliorés dans The Last of Us (et c’est tout naturellement que l’expérience acquise sur la création de ce dernier jeu bénéficiera ensuite à Uncharted 4: A Thief’s End chapitre final des aventures de Nathan Drake)

Il y a ensuite ce qu’on sait de la production qui sonne comme tout autant de bonnes nouvelles : Kantemir Balagov et Craig Mazin à la production pour une série HBO (qui reste, plus de 20 ans au compteur, le taulier en terme de série innovante et à gros budget) accompagné de Neil Druckmann créateur du jeu. C’est également le choix des acteurs. Bien sur dans un monde idéal on aurait aimé avoir Troy Baker et Ashley Johnson mais il est clair que les choix de Pedro Pascal et Bella Ramsey pour incarner Joël et Ellie est bon. Autre transfuge du jeu, le compositeur Gustavo Santaolalla est là et mine de rien cela fait la différence. On y pense pas (et le fait d’avoir vu peu d’annonces concernant son implication sur le projet est regrettable) mais l’ambiance musicale créée par le musicien fait pour beaucoup pour l’atmosphère unique du jeu. Découvrir alors que le, très bon, générique de la série télévisée reprend la musique du générique du jeu termine de faire tomber les quelques réticences que j’avais vis à vis de ce projet d’adaptation.

De manière générale, je me désintéresse d’une majorité des adaptations actuelles parce que je trouve qu’elle n’apporte rien ou peu par rapport aux œuvres originales. Toutefois je pense que s’il y a un support sur lequel une adaptation de The Last of Us est pertinente c’est celui de la fiction télévisuelle. En effet le cœur même du jeu, à savoir la relation entre Joël et Ellie, se déroule sur un temps long. Un temps qui est intelligemment géré dans le jeu de par sa durée minimum combinée à des ellipses bien trouvée. Pour le coup une adaptation sur une chaine en diffusion hebdomadaire donne accès à cette même gestion de la durée. Pour peu que les scénaristes soient pas des manches, il y a quelque chose à jouer la dessus.

 


 

 

Et donc après le visionnage du premier épisode mon sentiment est que si la suite est du même acabit alors la série aura réussi son pari. Les créateurs semblent s’être posés les bonnes questions pour raconter une histoire sur un support différent. De par sa nature, le jeu The Last of Us doit rapidement mettre le joueur dans l’action, la chute de la civilisation arrive donc en quelques minutes tandis qu’on prend le contrôle de Sarah. De par sa nature, la série The Last of Us, doit ménager rythme et suspense et prendre le temps de poser un cadre pour capter le spectateur. D’où la bonne idée du prologue avec le scientifique parlant du cordyceps (avec le petit tacle bien sentie sur le fait que ce qui ne pose pas de problème en 1970 peut l’être en cas de réchauffement climatique) qui est l’occasion de revoir John Hannah mais aussi la bonne idée de consacrer une première partie centrée sur Sarah. Ça tient très bien la route et la montée en tension se fait graduellement. J’aime beaucoup car, mine de rien, si on ne connaît pas le jeu et même si on sait que la série se concentre sur Joël et Ellie, l’épisode est suffisamment bien fait pour qu’on soit cueilli à la fin de cette partie.

Je remarque d’ailleurs que la série use juste ce qu’il faut de reprise de plan ou scène tel quel du jeu et choisi les plus marquants (la fuite en voiture du point de vue de Sarah) sans en faire des caisses. Cette approche se retrouve dans la deuxième partie qui effectue très vite un changement majeur dans la narration. Là où le jeu se déroule majoritairement du point de vue de Joël, la série opte pour une narration éclatée où l’on suit à la fois Joël mais aussi Tess, Marlène et Ellie avant leur rencontre. Très bon choix qui permet de jouer sur ce que le jeu montre peu sans que cela soit pour autant l’essentiel, bref pour rendre cet univers plus tangible. On voit ainsi plus l’armée dans ses actions et à l’inverse plus d’action des Lucioles. J’aime également comment on voit le quotidien misérable des gens et le peu d’espoir. A ce titre l’idée de la radio est vraiment excellente et offre plusieurs bonnes scènes.

Autre point agréable : le refus du spectaculaire. Bien sur il y a la première partie mais là où je m’attendais à une fin d’épisode jouant sur le suspense d’une révélation, la série prend le contre-pieds en prolongeant un peu. Mine de rien ce genre de chose renforce l’approche voulue sur les personnages. Il y a également la découverte de Boston avec la petite fille qui aurait pu se finir sur une scène très dur mais joue d’avantage sur l’intime. On retrouve cette approche aussi avec la première apparition d’Ellie et sa discussion avec Marlène. Tiens, à ce propos, si j’avais peu de doute sur Pedro Pascal, je suis bluffé par Bella Ramsey. Elle a trouvé le ton juste (dans la voix notamment) pour jouer Ellie.

J’aurais encore plein de choses à dire que ce soit sur l’excellent générique, l’utilisation ingénieuse des codes couleurs du jeu afin de se repérer dans l’espace etc etc mais on va attendre la suite des aventures. 

Pour l’instant c’est du tout bon en tout cas

 


 

lundi 9 janvier 2023

La dernière séance - Bilan 2022



 

Presque 200 films ou séries vu ou revus avec quelques jeux dans le lot.


C’est quasiment pareil que l’année dernière avec une différence tout de même, il y a beaucoup plus d’œuvres découvertes au cinéma ou récentes. Forcément l’année 2022 étant une année presque normale pour le cinéma. Hé oui parce que souvenez-vous qu’a la même époque on contrôlait les pass sanitaires et que le Covid étant encore bien présent, tout cela avait un impact sur la distribution et par extension sur la fréquentation.


Du coup ce fut un réel plaisir de découvrir des films comme El Buen Patron de Fernando León de Aranoa, une magnifique satire sur le patronat et les rapports de domination camouflés par un discours vantant les mérites de la petite entreprise et de la famille ; En roue libre de Didier Barcelo (un étrange road movie), Plan 75 (Soleil Vert version ministre de droite), Poulet, Frites (passionnant documentaire par les gaziers de l’émission Strip Tease) ou bien encore l’incroyable Everything everywhere all at once.


Niveau rétrospective cinéma ce fut la réelle découverte du cinéma de Claude Chabrol avec Poulet au vinaigre, Que la bête meure, Le Boucher et le superbe La ligne de démarcation. J’en oublie et d’autres encore m’attendent en compagnie des films d’un autre grand à savoir Bertrand Tavernier. Et niveau américain je pense que je vais continuer l’exploration de la filmographie de John Frankenheimer.





Grâce à cette chaîne totalement indispensable pour le cinéphiles qu’est TCM, j’ai découvert ce chef d’oeuvre qu’est His Girl Friday d’Howard Hawks (La dame du vendredi chez nous) et s’en est suivi une découverte de la screwball comedy avec notamment L’impossible M Bébé, I was a male war bride ou bien encore l’excellent Le sport préféré des hommes.


Mais le gros morceau de l’année fut consacré à Steven Spielberg avec une rétrospective me permettant de revoir plein de films et de découvrir tout ceux que je n’avais pas vu suite à mon visionnage de West Side Story et l’arrivée l’année suivante de The Fabelmans. Résultat ? Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne reste mon film préféré de la décennie passé, ce fut une véritable et puissante redécouverte avec l’Empire du Soleil mais une souffrance à revoir Hook, Jurassic Park 2 et Indy IV et à découvrir Terminal, un plaisir étonnant face à La couleur pourpre, Cheval de Guerre, Lincoln et Amistad. Enfin ce fut du bonheur au-delà de l’extase de Duel jusqu’à E.T.

 

Ce fut surtout l’occasion de découvrir sur grand écran Les dents de la mer et ce fut pas loin d’être la meilleure séance dans une salle obscure tant ce chef d’œuvre étale sa puissance sur la grande toile. 2022 fut d’ailleurs l’année de la redécouverte de film sen salle : Les Dents de la mer donc mais aussi Mad Max, Les Blues Brothers, Assault ou bien encore The Thing. Il y a pas à dire, les films prennent une autre ampleur quand ils sont vu ainsi. Pour 2023, Alien est déjà dans la ligne de mire et je travaille pour que déboule aussi quelques classiques de la SF et de l’horreur au boulot.


Voila. C'est à peu prêt l'état dans lequel j'étais pendant que je regardais Les Dents de la Mer au cinéma



Pour ce qui concerne la rétro télé, ce fut l’occasion de retourner au village du Prisonnier et d’arpenter les rues de Twin Peaks, me confirmant ainsi que je digère le Lynch à petite dose et toujours avec un bon accompagnement (ici, du Mark Frost). De la même manière que j’arpente les bureau du 87ème District en littérature, j’arpente ce du commissariat de Hill Street Blues en série avec une cinquième saison toujours passionnante pour une série capitale.


J’ai dis au revoir avec de grosses larmes à la famille Pearson (This is Us) mais également aussi à Jackie Peyton (la trop sous-estimé Nurse Jackie). A l’inverse j’ai dis bonjour à l’administration du président Bartlet et je suis leur travail avec passion dans The West Wing


Enfin et en vrac


- La petite perle passée sous les radars : Comedy Queen de Sanna Lenken

- La quatrième saison de What we do in the shadows confirme la grande qualité de la série

- Découverte d’un réal : Keith Thomas. J’ai beaucoup aimé son Firestarter, j’ai adoré son The Vigil

- J'ai eu une PS5 (le même jour que le COVID, karma is a bitch) et suis parti explorer l'ile de Tsushima, les neufs royaumes de God of War - Ragnarök et la Terre post-apocalyptique d'Horizon Forbidden West

- C’est quand même dingue que le meilleur film français soit en fait espagnol. As Bestas de Rodrigo Sorogoyen tabasse sévèrement les fesses

- Pierre Salvadori frappe un nouveau coup, s’inspire de Stand by me et offre un merveilleux film avec La Petite Bande

- Il a fallu attendre presque 30 ans pour avoir un bon film de Batman au cinéma. Merci Matt Reeves, The Batman est le film sorti en 2022 que je met tout en haut de mon top

- Mais bon en fait le meilleur film de l’année, ma claque monumentale, ma découverte hallucinante et donc le meilleur film de l’année c’est sans hésitation Vanishing Point de Richard C. Sarafian. Un des sommet du road-movie, une influence pour tout ceux qui ont suivi (la scène d’ouverture de Mad Max paie son tribut), une bande-son incroyable, des paysages magnifiques, un voyage grandiose et sans retour.


Punaise qu’est ce que je rêverais de le voir sur grand écran