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mercredi 1 janvier 2025

Contes de Chevet 2024 - Bilan

 


190 BD, romans et livres lus cette année et j'en oublie surement. 

C'est une soixantaine de plus que l’année dernière. Je n’atteins pas les chiffres d’il y a une dizaine d’année mais c’est pas mal du tout. Surtout qu’il y a 10 ans je lisais beaucoup pour écrire plein d’articles donc l’un dans l’autre c’est bien mieux aujourd’hui où je reste dans la lecture plaisir.


Je relis les envies que je m’étais fixés pour 2024 et comme souvent c’est du 50/50. Certains livres et BD sont encore sur la pile à lire et certaines relectures n’ont jamais démarrées. Coté positif : l’exploration du 87ème District est toujours en cours avec cette année huit romans lus. Mes préférés cette année sont Blood relatives et sa cruauté, Hail to the chief et sa narration originale et surtout Bread qui commence avec l'incompétence d'un flic qui ne veut pas enquêter sur un incendie (parce que tu comprends c'est les vacances) et qui se termine sur le le démantèlement d'un trafic de drogue avec des morts en pagaille. Mine de rien j’ai dépassés la moitié du grand œuvre de McBain et j’entame actuellement les histoires publiées au début des années 80.



Je pensais explorer les années 80 de Captain America et je m’en suis, pour l’heure, arrêté un peu après le numéro 300. On verra par la suite. Beaucoup de comics relus pour le podcast Le plein de Super (qu’il est bien à l’écouter) et parmi eux il y eu Planetary, New X-men, l’Arme-X, Daredevil de Frank Miller mais c’est surtout les X-Men de Chris Claremont et Marc Silvestri que les retrouvailles furent immenses.


Niveau relecture, d’autres beaucoup sont ressortis de la bibliothèque pour diverses raisons : Les Avengers de Jonathan Hickman pour faire suite à la lecture de ses Fantastic Four (couçi-couça), Litteul Kevin parce que Coyote manque, le manga Battle Royale après avoir lu le roman l’année précédente, Dragon Ball (sans me douter, comme beaucoup, que Toryama allait nous quitter cette année), Les vieux fourneaux juste avant la sortie du dernier tome, les X-men de Claremont et Romita Jr (qui donna lieu au seul billet de ce blog pour 2024) ou bien encore Ca de Stephen King. Toujours avec l’écrivain du Maine, j’ai pu suivre les dernières aventures de la fabuleuse Holly et niveau filiation le petit recueil Drôle de temps de Joe Hill m’a emporté.





Et sinon en vrac


  • Fin en France de Superman Aventures, l’adaptation en comic de la série d’animation. Une des plus belles séries sur le personnage avec dedans les meilleures histoires de Mark Millar.
  • Mais pourquoi j’ai arrêté la lecture ? => Batman & les Outsiders par Mike W.Barr, Jim Apparo et Alan Davis ainsi que The Question de Dennis O’Neil. Mais oui pourquoi ?
  • Pourquoi j’ai lu ça en fait ? => Void Rivals et Transformers le fameux « energon universe » de Kirkman, Tokyo Survivors de jesaisplusquietjemenfous ou bien encore Radiant Black
  • Slam Dunk en grande édition c’est d'une beauté à éclater les yeux
  • N’oubliez pas : le monde se divise en deux catégories. Ceux qui aiment Hitman.......et les tocards
  • Belle découverte : Jimbocho Sisters, Maggy Garrison, La sanction, Slava, Super-Soldat et La cantine de Minuit
  • Je continue de découvrir le travail Inao Asano avec beaucoup de recueil cette année





Les gros coup de coeur de l’année :


  • Batman, Flash, JSA et Superman Chronicles => Des beaux volumes pour découvrir des grandes séries. Si je connais le Flash de Mark Waid, je découvre totalement JSA. Pour Batman quel régal d’enfin découvrir une période de grande qualité mais le summum reste Superman avec enfin la traduction chez nous d’épisode magistraux.
  • Des bouquins sur le cinéma :
    • Hollywood ne répond plus et sa formidable histoire des tournages de Cléopâtre, Le jour le plus long et Something's Got to Give
    • Godzilla, la grande histoire du roi des monstres, un bel ouvrage recensant tous les films sur le bestiau
    • The Making-of Star Wars qui est tout simplement une mine d’or sur le film
  • - St-Elme. T-o-u-t simplement


Enfin et surtout


Les météores : histoires de ceux qui ne font que passer. Il y a un chassé-croisé de personnage qui rappelle Magnolia et une mélancolie assez terrible. Ca déborde de colère et de tristesse, c’est du regret à chaque page…et pourtant il y a aussi tout une magie « blanche » qui réchauffe les coeurs dans cette environnement de plus en plus neigeux. La couleur, la lumière et ces espaces vides et blancs qui révèle en eux tout un monde. C’est envoutant. J’ai lu d’excellentes BD cette année et de très bons livres. Mais avec Les Météores j’ai vécu la même expérience qu’avec Daytripper. Comme si l’espace d’un instant je comprenais des choses qui m’échappaient


Allez c’est parti pour 2025 avec un retour à Neo-Tokyo, un fragile roman, du 87ème District, la reprise des aventures d’un titan tout vert (et gris parfois) et surtout le plaisir toujours immense de retrouver les copains du Plein de Super pour parler BD et autres joyeusetés.





lundi 1 janvier 2024

Contes de Chevet 2023 - Bilan



 





126 BD, romans ou essais lus cette année



C'est quasiment le même chiffre qu'en 2022. Pas mal compte tenu des périodes où je préfère passer mon temps devant l'écran avec ou sans une manette à la main. Merci les vacances dans les coins paumés où je passe des après-midi entiers un livre à la main et merci une certaine assiduité de lecture le soir que ce soit sur mon fauteuil ou dans le lit. 

En début d'année 2023 j'avais prévu de continuer d’arpenter les rues d’Isola, d’Astro City et celles de Perdido, de découvrir Steinbeck et ses raisins de la colère et d'espérer que le lecteur français de comics deviennent moins con et soutienne suffisamment la parution des épisodes de Superman de John Byrne. En cette fin d'année, je dois dire que je suis content d'avoir lu sept romans du 87e District (de He who hesitates à Sadie when she die, le plus passionnant fut surement Hail, hail, the gang's all here !), d'avoir continuer Astro City via la nouvelle réédition américaine, d'avoir dévoré Blackwater (j'y reviens), d'avoir été emporté par Les raisins de la colère (il faudrait que je regarder le film avec Fonda tiens) et de voir que les Superman Chronicles semblent fonctionner. 

Si j'ai mis une pause à mes activités radiophoniques pour le cinéma, je continue avec plaisir Le plein de Super avec mes comparses. L'occasion de bonnes rigolades et d'explorations de comics que je (re)découvrir. En 2023 ce fut Annihilation et le cosmique Marvel des années 2000, Golden Age de James Robinson, Manhunter par Walter Simonson et Archie Goodwin, Spider-man par John Buscema, Daredevil par Dennis O'Neil, et enfin Miss Hulk, Captain America et Les Vengeurs par John Byrne.








2023 c'est la découverte d'un auteur : Michael McDowell. J'avais lu le premier tome de Blackwater en 2022 mais c'est vraiment cette année que je me suis plongé dans la saga à l'occasion de l'achat de tous les tomes (merci au passage au copain pour le bon cadeau de 150 euros à dépenser chez mon libraire préféré pour mon anniversaire. Dans le genre dépense bien utilisée il s'est posé la). J'ai enchainés les tomes à vitesse grand V et me suis pris de passion pour cette saga et les membres de cette grande famille que sont les Caskey. J'aime l'élégance de l'écriture de McDowell, un beau style au service d'intrigues et de récits très direct ainsi que des personnages imparfaits brillamment développés. J'ai enchainé peu après avec Les aiguilles d'or et je crois que j'ai encore plus pris mon pieds. J'attends avec impatience les nouvelles éditions des livres de l'auteur chez Monsieur Toussaint Louverture mais je vais aussi partir en quête des autres romans ou histoires édités ailleurs. 

Si les intégrales Marvel de chez Panini Comics ne m'intéressent plus pour plusieurs raisons (la principale étant que je connais, j'ai déjà et/ou je préfère me pencher sur la VO), je suis par contre bien plus intéressé par l'équivalent pour DC Comics et édité chez Urban Comics. Les Chronicles consacrés à Batman et Superman proposent les épisodes d'une période (la deuxième partie des années 80) que je considère comme l'une des meilleurs pour ces personnages et offrent plein d'inédits. Tout cela afin de constater que leurs qualités vient d'un travail collectif et ne se limite pas à quelques one-shots trop souvent cités. Quand aux Chronicles Flash et JSA c'est un gros bonheur de lire et relire (pour Flash vu que j'ai tout en VO mais je voulais supporter cette édition française) deux runs d'anthologies et de retrouver une atmosphère et une qualité que je ne vois que trop rarement aujourd'hui dans le comic de super-héros. 













Et sinon : 

  • Dans le rayon "On découvre des classiques", outre Les raisins de la colère il y eu aussi Demain les chiens de Clifford Simak et Shibumi de Travanian

  • Dans le rayon "C'est sorti cette année et je l'ai lu dans la foulée" : Le silence de Dennis Lehanne (en une journée et demi, mon record de l'année), Le silence et la colère de Pierre Lemaitre (je suis accro à cette saga depuis Au revoir la-haut) et La dernière maison avant les bois de Catriona Ward (dans le genre "je ne sais pas dans quoi je fous les pieds" il se pose là)

  • Dans le rayon "Grosse relecture" : Gotham Central (et c'est toujours aussi bon), Slam Dunk (la nouvelle édition débarque début 2024 en grand format d'ailleurs) et Lou ! à l'occasion du nouveau tome de la série (et, o surprise, j'ai adoré celui-ci)

  • Grace aux prêt j'ai enfin pu lire tout Walking Dead et j'ai versé ma larme à la fin. Je pense que je vais me prendre la série en souple durant cette année. 

  • Dans le rayon "au-revoir les copains" : Deadly Class de Rick Remender. Poignant et réussi, je crois que c'est la série que je préfère de lui avec Fear Agent. 

  • Dévoré en quelques jours : Devolution de Max Brooks. Quand les chantres du technosolutionnisme bouffis de capitalisme puant rencontre la réalité et des bigfoots, c’est l’occasion d'une grandiose remise à plat d’une idéologie malsaine et dangereuse et d’un survival qui tient en haleine du début à la fin.

  • Ma découverte de l'année : Les 5 Terres. Une grande saga qui voit plusieurs peuples s'opposer. On pourrait résumer cela à Games of Thrones avec des animaux mais ce qui m'épate c'est la structure éditoriale de l'ensemble pour pouvoir proposer un tome tous les deux mois pour une saga qui en comprendra 30 au final. Il y a une approche, proche du comics ou du manga que j'apprécie d'autant plus qu'elle est totalement assumée. 

  • Il y a pas que les romans et les BD dans la vie. Cette année, je me suis aussi penchée sur la sublime réédition de Et Franquin créa la gaffe de Numa Sadoul, sur Liminal de ALT 236 (formidable ouvrage sur un domaine qui me fascine), Working une histoire orale du travail aux Etats-Unis de Studs Terkel, un passionnant travail de journalisme proche des gens (il va falloir que je prenne les autres livres de l'auteur). Je me suis aussi abonné à La Revue Dessinée, un trimestriel d'information et de travail journalistique en BD. C'est passionnant et ça participe à proposer une offre d'information différente et rigoureuse. Ca n'a pas de prix actuellement quand la plupart des médias sont aux mains de milliardaire dont un ouvertement d'extrême-droite. 








Et enfin dans le rayon "Top de l'année" :

  • Battlefield de Garth Ennis (et surtout le récit Les Sorcières de la Nuit).

  • Altamont d'Erik Hanna et Charlie Adlard.  Typiquement le genre de récit que j’aime parce qu’il fait un pas de coté et prend une fiction pour parler de la réalité. Le festival d’Altamont est secondaire en soi (dans le sens où la BD ne s’attarde pas sur le déroulement factuel de celui-ci et n’intervint qu’a la moitié de récit) mais son cadre et l’histoire fictive qui s’y déroule en dit beaucoup plus sur la société américaine d’alors que l’aurait fait un récit factuel

  •  Hitman de Garth Ennis et John McCrea. Il y a des requins morts-vivants. Je n'ai rien à ajouter

  • Webster et Jones - Agent du 102 de Jean-Marc Lainé et Laurent Zimny. Dessins supers, très bon dialogues avec quelques jeux de mots et citations bien trouvés. J’aime cette aventure qui offre plein de lieu et joue avec plein d’imagerie pour aller crescendo avec un gros kiff sur la bataille finale avec plusieurs lieux d’actions. 





Et pour cette année ? 

Je viens de me plonger dans la relecture des aventures de Son Goku, je vais continuer à arpenter le 87ème District, repartir dans l'espace avec un Texan alcoolique, me plonger dans le deuxième de Révolution, aller en Australie voir les mutants, lire le dernier roman de la copaine Nelly Chadour, approfondir la Question, continuer la (re)découverte des années 80/90 de Captain America mais en version originale et je crois d'ailleurs que je vais m'intéresser plus aux épisodes mensuel en VO pour les anciennes séries. 



Bonne lecture à tous.  















vendredi 10 février 2023

C'est vendredi, c'est librarie


 




Une ou deux fois par mois, je rends visite à mon dealer en ouvrage avec ou sans dessins. Pour ceux qui sont dans le coin, c'est le sinistre individu qui tient l'Imaginaute. 

Et comme à chaque fois je ne peux m'empêcher de faire la photo qui va bien et de la partager.

Alors aujourd'hui on a quoi ? 


  • Alien, la xénographie => Un ouvrage collectif centrée sur la mythique créature. J'avais pas forcément décidé de le prendre mais le directeur de l'ouvrage (Nicolas Martin créateur de l'excellente émission contre la bêtise La Méthode Scientifique) sera aux Studio demain pour parler du livre et du film que le cinéma diffusera.
  • Otomo n°2023/1 => Première fois que je prend la revue mais bon comme ça cause de Macross, je me suis bien senti obligé de la prendre 
  • Friday, tome 1 => Achat à l'aveugle sur le seul nom de son scénariste
  • Captain America, intégrale 1979-1980 => Dernier volume en date d'une collection que je suis depuis ses débuts 
  • Et Franquin créa La Gaffe => Ouvrage d'entretien très réputé et réédité depuis peu.

jeudi 5 janvier 2023

Contes de Chevet 2022 - Bilan

 



125 romans, essais ou BD cette année.


Encore bien loin du nombre de mes années de chroniqueurs comics mais c’est quarante de plus que l’année dernière et ma magnifique période chômage partiel

Je m’étais lancé un projet en début d’année, celui de lire toute la série Hulk et comme toute bonne résolution, celle-ci a fait plouf après quelques semaines. D’autres lectures ont pris le dessus, notamment dans le cadre du podcast Le plein de Super. Tant pis, je n’oublie pas pour autant le géant vert et je continuerais tranquillement à lire ou relire ses aventures. Niveau roman il semble assez évident qu’entre Ellroy (Le Dahlia Noir), Lehanne (Ils vivent la nuit et Ce monde disparu), Miller (Sin City), Lemaitre (Travail Soigné et Alex), King (Mr Mercedes, Carnets Noirs et Fin de Ronde) et, surtout, McBain (les romans du 87ème District), je cultive un goût pour le policier.

Au chapitre des au-revoir, j’ai pu découvrir la fin de la Suicide Squad de John Ostrander (la meilleure, la seule, l’unique), de East of West de Jonathan Hickman et de Giant Days de John Allison

Au chapitre relecture, ce fut Calvin et Hobbes de Bill Waterson dans une édition au format italien, proposant les strips dans l’ordre chronologique et avec les planches originalement en couleurs. Dire que ce fut un délice serait superflu





Et sinon :


  • Eric Powell m’enchante et me fait toujours aussi flipper. Sa biographie Ed Gein avec Harold Schechter est une merveille
  • Le DC récent semble avoir quelques tressautement de qualité. Je suis heureux de lire une série récente de super-slips qui m’enchante avec Nightwing de Tom Taylor
  • Parce qu’il faut bien le dire franchement, les vieux c’est mieux et cette année fut un régal avec American Flagg d’Howard Chaykin, Nexus, Lone Wolf & Cub ou bien encore Animal Man de Grant Morrison. Quatre exemples de BD dont une seule planche surpasse toute la production US actuelle
  • La perle française de la redécouverte, c’est le magnifique M Tendre de Gégé.
  • Le commissariat du 87ème District est décidément un endroit passionnant. Je me plonge toujours sans retenue dans les histoires de McBain et je reste fasciné par la poésie qu’il se dégage de ces romans de gare. Surtout chaque page m’interpelle quand à leurs influences sur Hill Street Blues et, par extension, sur l’ensemble de la série télé US.
  • Enfin en terme de non-fiction, si j’ai beaucoup aimé le livre consacré aux Wachowski par l’équipe de M Bobine, c’est surtout le livre Mad Max – Ultraviolence au cinéma partie I qui m’a totalement captivé. Une somme monstrueuse d’information sur le film et sur le cinéma australien en général. Purée que j’ai hâte d’avoir le prochain opus consacré à Mad Max II


Pour 2023 ? On va continuer d’arpenter les rues d’Isola, d’Astro City et celles de Perdido, on va découvrir Steinbeck et ses raisins de la colère et surtout espérer que le lecteur français de comics deviennent moins con et soutiennent suffisamment la parution des épisodes de Superman de John Byrne. 

 


 

lundi 14 novembre 2022

Il est blème son HLM - Les petits enfants du siècle


 



"Jo de Bagnolet " est née des allocations et d'un jour férié dont la matinée s'étirait, bienheureuse ". Dix enfants vont suivre, apportant en prime à leurs parents la machine à laver, le Frigidaire, la télé, la voiture et le prix Cognac ! Josyane les élèvera tous. Ses seules distractions : les courses et ses devoirs le soir, sur la table de la cuisine. Ses seuls amis, Nicolas, le petit frère qui comprend tout, et Guido, le maçon italien, né sur les collines. L'amour de Guido bouleverse la vie de Josyane, il en chasse toute la laideur et la bêtise. Christiane Rochefort fait ici un tableau criant de vérité des grands ensembles, de ces blocs illuminés la nuit, en plein ciel, si gris le jour, le béton cachant mal la pauvreté. Elle dit, admirablement et avec beaucoup d'humour, le mal de vivre à Bagnolet, à Sarcelles et autres lieux du même type, sans âme et sans arbres. Une oeuvre très forte du célèbre auteur du Repos du guerrier et des Stances à Sophie.

 

 

Curieuse relecture que celle-ci. De mémoire, j’avais du le lire au collège en 3ème mais c’était peut-être en seconde. Bon disons que j’avais 14/15 ans. J’avais été captivé par ce récit d’une enfance qui m’était totalement étrangère et naïf comme j’étais je pense que j’ai très peu calculé le caractère sordide et commercial de la sexualité. Je pense que cela fit partie de mes premiers contacts avec « la banlieu ». A relire aujourd’hui je suis beaucoup plus circonspect, il y a une certaine modernité dans le bouquin, non pas dans la description d’un lieu de béton ou de cette France des années 50/60 mais dans la manière dont tout se marchande même l’intime de manière totalement déconnecté des sentiments, cela afin d’asseoir un minimum de confort. 

 

 

D’un autre côté je ne peux pas m’empêcher d’y voir dans ce récit une sorte de vision fantasmée à la limite du mépris d’une classe bourgeoise sur la classe populaire et ouvrière et c’est le genre de chose qui me gêne toujours au entournure dans ce type de récit. Enfin il y a ce qui a vieilli (et pourtant je n’aime pas le terme), la description « idyllique » du premier rapport sexuel entre l’héroïne, 11 ans, et Guido (18, 20 ans ?) met forcément mal à l’aise aujourd’hui. sans savoir si c’est la vision du personnage qui voit que du bon dans ce qui nous apparaît aujourd’hui comme une agression sexuelle sur mineur, la vision de l’autrice qui débute ici une description d’une époque et milieu où le sexe apparaît comme une porte de sortie, un état d’esprit de l’époque qui ne trouve pas anormal qu’a 20 ans on se tape une gamine de 11 ans ou la triste logique du récit je dois bien dire que ça reste perturbant en soi.

dimanche 18 septembre 2022

Le Grand Monde - Pierre Lemaitre

 


La famille PelletierTrois histoires d’amour, un lanceur d’alerte, une adolescente égarée, deux processions, Bouddha et Confucius, un journaliste ambitieux, une mort tragique, le chat Joseph, une épouse impossible, un sale trafic, une actrice incognito, une descente aux enfers, cet imbécile de Doueiri, un accent mystérieux, la postière de Lamberghem, grosse promotion sur le linge de maison, le retour du passé, un parfum d’exotisme, une passion soudaine et irrésistible.

Et quelques meurtres.

 
 
Dernier livre de Pierre Lemaître et premier livre d’une nouvelle saga. Après les années séparant les deux guerres mondiales, on se retrouve en 1948 entre Beyrouth, Paris et Saïgon pour suivre la vie de la famille Pelletier. Parents comme enfants. 
 
Roman passionnant qui nous fait suivre des vies et des enfants différents entre un benjamin à la recherche de son amour disparu, une fille entrant dans l’âge adulte, un cadet journaliste et un aîné qu’on aimerait apprécié mais c'est impossible tout cela donne lieu à une multitude d’intrigue et de ramification. Sans compter les parents. 
 
J’ai adoré, j'ai lu avec passion et encore plus lors d’une révélation finale qui m’a foutu un peu sur le cul tant je ne m’y attendais guère et tant cela nous fait voir les personnages sous un autre angle. 
 
Vivement la suite.
 

lundi 3 janvier 2022

Contes de chevet 2021 - Bilan



 

83 romans, essais ou BD lus cette année. 

C’est peu ou prou la même chose que l’année dernière mais c’est bien sur largement moins qu’il y a quelques années quand je m’occupais de la rubrique comics du Daily Mars. Si en terme d’ouvrage c’est kif-kif, c’est autre chose en nombre de pages car beaucoup de gros volumes ont comblés mes soirées de lectures : L’histoire du Futur de Robert Heinlein et sa trentaine de nouvelles et courts romans, le cycle de John Byrne sur Les Quatre Fantastiques composé de plus d’une soixantaine d’épisodes, la Justice League Internationale du trio J.M DeMatteis/Keith Giffen/Kevin Maguire et sa cinquantaine d’épisode, l’omnibus Miss-Hulk de Dan Slott et celui d’Iron Man de David Michelinie, John Romita Jr et Bob Layton, une relecture d’Excalibur de Chris Claremont et Alan Davis et puis j’ai continué l’exploration du 87ème district avec 7 romans.


Peu d’ouvrage mais beaucoup de pages. Je suis content de mettre replonger dans plus de romans ou d’essais et il faut avouer que la règle imposée par moi-même à moi-même : « si au bout de 50/100 pages tu te fais chier alors arrête » m’a permis de diminuer plus rapidement ma pile de livre à lire. Pas de scrupules quand le temps est une denrée rare.


Mes coups de cœur de cette année : 

 


 

 

 


Killer’s Wedge d’Ed Mc Bain et sa prise d’otage en plein commissariat

Miroir de nos peines de Pierre Lemaitre, la conclusion brillante de la trilogie de l’entre-deux guerre débuté avec Au revoir la-haut

Pulp d’Ed Brubaker et Sean Philips

Sword of the Atom de Gil Kane et Jan Strnad, une des plus brillantes relance d'un personnage chez DC Comics

Goldorak, la brillante et grandiose suite du dessin-animé

Et les relectures de Cinder & Ashe, Fantastic Four – The End et Captain America de Roger Stern et John Byrne


Projet pour 2022 :


- Continuer à arpenter le 87ème District

- Continuer de parcourir l’espace avec le Capitaine Future

- Profiter de la parution en France des tomes finaux de East of West et American Vampire pour tout (re)lire

- Me plonger dans la version traduite d’American Flagg

- Découvrir Grendel et croiser les doigts pour qu’un gros comic de space-opera sorte enfin en France

- Me délecter de l’ouvrage des gus de M Bobine consacré aux Wachowski

- Et surtout profiter des 60 ans du titan vert pour me faire toute la série de ses débuts jusqu’au run de Al Ewing. L’occasion de relire des épisodes que j’adore mais surtout découvrir des périodes que je ne connais pas ou peu. Merci les soldes sur Comixologie qui m’ont permis de choper plus d’une dizaines de gros volumes pour peanuts





dimanche 18 avril 2021

Il était une fois...le futur

 


Tiens. Dans mes dernières lectures, voila que je viens de terminer ce gros pavé. Les nouvelles de Robert Heinlein m'accompagnent depuis mes 12 ans. Certaines font parties de mes histoires préférées de science-fiction (L'homme qui vendit la Lune et sa suite Requiem par exemple).

Si j'avais déjà lu via des éditions de poches la majorité des histoires composant le cycle Histoire du Futur, ce beau pavé regroupant l'intégrale des nouvelles et romans, m'a permit néanmoins d'en (re)découvrir la plupart grâce aux textes accompagnant chacun des récits. L'occasion d'ailleurs de me rendre compte que Requiem fut écrite avant L'homme qui vendit la Lune.

Un magnifique nouveau voyage dans la science-fiction donc. Cerise sur le gâteau, J'apprends à la lecture de la postface qu'Heinlein s'est posé la question de la pertinence de ses récits face à l'évolution de la société et au progrès de la science et qu'il en tira tout une série d'histoire au début des années 80 dans lesquelles il revient et déconstruit son oeuvre pour l'inclure dans un tout plus vaste, la rendant ainsi assez intemporelle et imperméable au temps qui passe. Dommage que ces récits ne soit pas traduits.
 

Voila qui pique ma curiosité.

samedi 5 septembre 2020

If we took a holiday, Took some time to celebrate, Just one day out of life, It would be, it would be so nice

C'est les vacances et comme d'habitude je pars avec trois fois plus de livres et BD que j'aurais le temps de lire. Mais bon, il y a comme une sensation de bien être à emporter plus de lecture que nécessaire. Ce plaisir de faire un choix, le fait de se dire que c'est à disposition même si on n'a pas le temps de lire. Un ami m'avait envoyé le lien vers un article qui décrivait les raisons d'une telle sensation chez les gens qui ont toujours une pile de livre à lire énorme ou bien une bibliothèque remplie d'ouvrage qu'ils ne liront plus (ou qu'ils ne liront jamais). Le truc..........ben c'est que je ne l'ai toujours pas lu cet article. 


Faudra que je m'y penche. Bon en attendant le sac est prêt alors voyons voir : 




- Superman - Identité Secrète : Ça fait parti des BD que je prendrais sur ile déserte. C'est un chef d’œuvre. Urban Comics le ressort à l'occasion de la sortie de Batman - Créature de la nuit du même scénariste et avec une approche similaire. Vu que je vais le choper à mon retour, voila une bonne occasion de relire cette perle. Dans le genre anecdote personnelle qui flatte l'ego c'est aussi cette histoire qui fut le premier sujet abordé lors de ma rencontre avec François Hercouët, le directeur éditorial d'Urban Comics, lors du 1er Paris Comics Expo (cherchez la date moi et ma mémoire de gruyère on s'en rappelle pas). Identité Secrète n'avait pas encore était ré-édité et ne le serait pas avant un ou deux ans mais j'avais écrit un article dessus sur le Daily Mars (parce que c'est bien de parler de ce qui sort, c'est bien aussi de susciter la curiosité de ce qui existe depuis longtemps) et François m'avait alors avoué à quel point il adorait cette histoire et qu'il avait hâte de l'éditer et que mon papier lui avait fait plaisir. Ça flatte l'ego d'un apprenti écriveur je vous le dis. Marrant comment cette BD est associer à des souvenirs de belles rencontres et d'amitiés. A l'origine c'est un ami très cher qui me l'a fait découvrir. Il m'hébergeais un soir et les numéros VO trainait dans son salon (c'est un gros consommateur de issues principalement pour le dessin et ils avaient pris ces quatre numéros pour ceux de Stuart Immonen. J'ai lu ca le soir avant de dormir et j'ai pas pu lâcher tellement c'était bon. 

- Fantastic Four - The End : Une mini-série écrite et dessinée par Alan Davis et qui raconte ce qui devrait être la dernière aventure des Quatre Fantastiques. C'est beau et épique, un certain idéal pour ceux qui adorent cette famille de super-héros. Va falloir que j'en recause un peu plus

- Excalibur Classic - Tome 1 : Toujours du Davis (avec Claremont au scénario). Bon là c'est ce que je préfère de lui, c'est une de mes séries préférées de tous l'étang. Vu que j'ai récupéré tous les numéros jusqu'au départ définitif de Davis, c'est l'occasion de tout lire. 

- La jeunesse de Picsou - Tome 2 : Une vielle édition en kiosque qui regroupe les numéros 0 et Bis de la mini-série de Don Rosa. Pareil, territoire connue, relecture agréable en vue

- X-Men/Les Jeunes Titans : Une époque ou DC et Marvel avaient des projets en commun. La réunion des deux meilleurs séries des éditeurs par un dessinateur que j'adore la aussi au plus haut point : Walter Simonson. J'avais lu cette histoire alors que je connaissais assez peu Les Jeunes Titans mais depuis j'ai découvert et adoré la série grâce à l'édition d'Urban Comics (jetez vous dessus c'est de la bonne). Je me demande bien comment je vais redécouvrir tout cela.

- Maison Ikkoku - Tome 2 : Tiens au final c'est la seule BD que je découvre réellement. J'ai vraiment accroché au premier tome à un point que j'aurais pas cru. J'aimais bien la série d'animation (Juliette, je t'aime chez nous) mais le manga m'emporte d'avantage. Probablement du fait qu'il n'y a la aucune censure. 

 

 

 Bon en fait c'est surtout niveau livre que j'explore des territoires inconnus vu qu'il n'y a que Shining que je connais. Pour les autres : 



- L'éducation de Stony Mayhall : Je suis dans l'exploration du travail du travail de Daryl Gregory que j'ai découvert avec l'excellent Nous allons tous très bien, merci. J'ai entendu grand bien de ce roman, on va voir

- 87ème District - Tome 2 : Bon c'est un omnibus donc c'est en fait 6 ou 7 romans à l'intérieur. Il y a de quoi faire et je vais pas avoir du mal à dévorer cela tant la première fournée m'avait emportée. J'adore cette idée de romans centré non sur un héros mais sur un commissariat en entier. Ça date des années 50, c'est extrêmement moderne dans le style et ca a influencé plein de séries télévisées. 

- La Huitième Couleur : Depuis le temps que je dis que je veux découvrir l’œuvre de Terry Pratchett. L'occasion est donnée. 

- L'espace d'un an : Alors là c'est total saut dans l'inconnu. J'ai pris le bouquin sur la base d'une recommandation d'un ami. Si c'est nul, je sais où t'habite Étienne !



Bon ca devrait le faire. La grande question maintenant c'est de savoir avec combien de livres je vais revenir vu qu'on a tendance à faire la tournée des bouquinistes et autres lieux où l'on vend ces objets du diable.