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mercredi 19 mai 2021

La Première Séance





 Et voila, on (ré)ouvre


Après plus six mois de fermeture, on (ré)ouvre. Six mois (sans compter le premier confinement suivi d'une reprise tuée dans l’œuf bien sur) que je travaille sans réellement voir de monde (quelques collègues, aucun public), six mois que j’erre dans un bâtiment quasiment désert où les vielles affiches des films d'octobres 2020 trônent encore sur les murs, où les caisses sont fermés et les salles sont éteintes. Six mois que c'est mort. Certes le métier de comptable fait que même fermé, il y a des factures à enregistrer et à régler. J'ai en plus fais la clôture annuelle des comptes en début d'année. Un travail qui prend du temps et qui est peu ou prou identique, fermeture ou pas. Mais quand même ce n'est pas la même chose.


Et donc aujourd'hui on (ré)ouvre. Alors oui c'est pas dans des conditions optimale. On ne peut pas accueillir tout le monde et le masque est obligatoire parce que cette saloperie circule toujours (vaccinez-vous et portez votre masque s'il vous plait), c'est pas parfait, on préférerais tous mieux mais franchement là, tout de suite, je m'en fous, on (ré)ouvre et je suis heureux. 

 

Depuis une semaine c'est le joyeux branle-bas de combat. On passe l'aspirateur, on dépoussière, on colle les nouvelles affiches, on donne un coup de jeune aux sièges, on nettoie le jardin (oui on est un cinéma écolo, on a un jardin tout beau), on range les dossiers, on établit la grille de programmation, on répond au téléphone, on prépare les films...bref on se fait beau. 

Et vous êtes là aujourd'hui. Merci

 

Oui vraiment merci. Merci à notre public qui prenait régulièrement de nos nouvelles par mails ou en postant des messages sur notre compte Facebook, merci à eux de ne pas demander le prolongement de leur abonnements et de le renouveler alors qu'ils ne connaissaient pas la date de la (ré)ouverture, merci pour leurs dons, pour leurs "vous nous manquez", pour leur soutien sans faille. C'est à ce genre de chose qu'on sait qu'on ne travaille pas dans un cinéma comme les autres. Merci aux professionnels de la profession avec qui nous sommes dans la même galère et avec qui ont tente de naviguer. Merci à la solidarité de notre pays, oui c'est peut-être bizarre dit comme cela mais sans les aides que nous avons reçus, sans le soutien financier d'un État providence que certains mettent à mal on ne serait peut-être pas là. En tout cas clairement pas dans la même forme. Quand je constate la situation des salles de cinéma ailleurs (et notamment aux USA), je me dis que je suis quand même bien content d'être dans un pays dont le système a permis aux salles de survivre. C'est pas parfait bien sur, il y a beaucoup de choses à revoir mais les faits sont là : On a été soutenu et on est prêt pour aujourd'hui. 

Histoire de ne pas faire que dans la guimauve, je tiens quand même à exprimer mon mépris, voire ma colère envers tout ceux qui n'ont clairement pas aidé durant ces mois. Ces fournisseurs qui ont augmenté leurs tarots du jour au lendemain sur des produits d'entretiens, ces entreprises publiques qui refusèrent de suspendre le paiement de prestations malgré le fait qu'elles ne pouvaient avoir lieu, ces distributeurs qui harcèle mes collègues pour qu'on place coute que coute leur film et qui n'entendent pas qu'ils sont quarante dans le même cas.


Et surtout ces journalistes, chroniqueurs, YouTubeur influents qui n'hésitèrent pas, afin d'avoir de l'audience, à parler de films non disponible légalement en France tels que Wonder Woman 1984. En écrivant des articles, en produisant des vidéos qui banalise le fait de ne pas payer pour un travail artistique, ces sinistres cuistres démontrent par les faits leur absence de professionnalisme, d'éthique et de solidarité tout cela pour une audience éphémère et un rendu médiocre.Merci à vous les gars, j'espère que vous aurez au moins un peu honte dans le cas peu probable où vous irez payer votre place de cinéma parce que, franchement, nous nous avez pas aidé, bien au contraire. 


Enfin bon tout cela c'est derrière nous (les "pour le moment hahaha" merci de fermer votre mouille), aujourd'hui on (ré)ouvre et je dois vous avouer que voir des gens sourirent et heureux en rentrant dans le hall d’accueil ou en sortant d'une séance, c'est efface beaucoup de la noirceur passée.









samedi 25 décembre 2010

Joyeux noel

C'est noel, il neige et il fait froid. L'occasion idéale pour une chanson de circonstance.

jeudi 25 novembre 2010

Amazing, Incredible and Fantastic

J’adore les comics-books et plus particulièrement les comics-books de super-héros. Je pense que ca ne vous étonnera pas si vous fréquentez un peu ce blog. Mes premières relations avec les types en collants date de la petite enfance mais ces histoires d’amours étaient éphémères. J’avais beau regarder L’araignée à la télé je lui préférais les aventures spatiales de Cobra et si j’ai appris à lire avec les bandes dessinés ce n’étaient pas avec celles qu’on pouvait trouver dans Strange. De 4 à 11 ans j’étais un ferveur lecteur des journaux de Mickey, des Pif Gadget et toutes les autres revues où apparaissait le canard le plus malchanceux de la planète, le chat avec un sparadrap sur la joue et tous leurs amis. Je ne lisais pas que ça bien sûr, Tintin, Les Schtroumpfs, Gaston, Astérix, Lucky Luke et bien d’autres encore, squattaient également ma bibliothèque. Mon univers se nourrissait aussi de dessins animés (japonais pour la plupart) et de séries que je regardais religieusement à la télé. Les super-héros ? Je me rappelle de la série Batman avec Adam West, des quelques épisodes d’Hulk et de Wonder-Woman et de ma terreur face à la vision de la femme-robot dans Superman 3. Je me souviens qu’à un Noël j’ai eu des figurines de super-héros provenant de la série des Guerres Secrètes mais je ne le savais pas à ce moment là. Pour moi ces jouets n’étaient pas plus spéciaux que mes Transformers, mes Mask et les autres qui étaient les acteurs d’histoires que je m’inventais le mercredi après-midi dans ma chambre.

Après avoir délaissé mes bd d’enfance c’est vers les jeux-vidéos et les revues qui leurs étaient consacrées que je me dirigeais. Les super-héros, sans être absent de mon imaginaire, n’étaient que des figurants de mes passions. Des personnages que je ne méprisais pas mais qui ne m’intéressaient pas outre mesure. Sans chercher à être précis sur les dates, je me rappelle qu’au moment où je lâchais mes amours d’enfance pour me plonger dans les passions d’adolescent, nous étions en pleine Batmania suite à la sortie du film Batman de Tim Burton. Ce film fut l’une des deux premières cassettes vidéos que j’ai louée quand ma famille a eu un magnétoscope (la deuxième étant Robocop*) pourtant le coup de foudre n’eut pas lieu à ce moment là mais quelques années plus tard, quand un copain de classe me mit entre les mains une bd qu’il venait d’acheter. C’était peut-être le dernier numéro de Spécial Strange, de Serval (le nom français de Wolverine que j’ai toujours préféré à l’original) ou bien encore d’X-Force dont mon pote était friand à l’époque, je ne m’en rappelle plus, et cela n’a pas vraiment d’importance. Je me souviens par contre que l’histoire me plut et pourtant pendant les mois qui suivirent je ne me plongeais pas dans cet univers. En fait je me contentais des récits que me faisait mon ami à la pause ou pendant les interminables heures de cours. Aussi étrange que cela puisse paraître c’est par le récit oral que je commençais à me passionner pour les super-héros.





Et puis vint le jour où je farfouillais dans les rayons de la librairie du coin et que je découvrais les revues de super-héros. Ce jour là j’achetais un Strange special origines qui était consacré à Hulk à l’occasion des trente ans du personnage. Je pris également le dernier numéro de sa série régulière dans laquelle le titan vert (alors bien loin de l’image qu’on a généralement de lui) se battait dans une guerre civile aux cotés de personnages s’inspirant des héros de la mythologie grecque, et également un album des X-men où ceux-ci combattaient une équipe de super-héros canadiens sans savoir à l’époque que cette épisode était une ré-édition du run le plus célèbre des supers-héros mutants.

Je crois que ce qui m’a plu d’emblée ce sont les dialogues, l’humour et la répartie des personnages et notamment ceux de Hulk et de Serval. J’ai adoré également le dessin de John Byrne et j’ai été bluffé par un article relatant les problèmes psychologiques de Bruce Banner. Moi qui en étais resté au petit humain malingre qui se transforme en géant vert parce que lui pas content, j’ai découvert avec intérêt que tout était une bataille sans fin entre le moi et le surmoi de Banner, nourri des traumatismes liés à l’enfance. Je crois que la véritable prise de conscience eut lieu à ce moment là. Par delà les batailles de héros costumés il y avait également des êtres « normaux » qui tentaient de résoudre des problèmes quotidiens comme vous et moi. Peut-être que ce qui m’a le plus plu ce n’est pas qu’ils avaient des super-pouvoirs, c’est qu’ils avaient également une identité secrète. C’est cette double vie qui m’attira, j’aimais les X-men parce qu’ils sauvaient le monde mais aussi parce que ce monde était une menace pour eux, et je me sentais proche de Peter Parker non pas parce qu’il aidait ses concitoyens, mais parce qu’il tentait d’avoir une vie normale et d’être accepté par ses camarades au lycée. Une chose me subjugua d’emblée, le fait que tous ces héros évoluaient dans le même univers. Aussi étrange que cela puisse paraître cela rendait celui-ci beaucoup plus crédible à mes yeux. Le fait de pouvoir voir Hulk et le Punisher se battre contre le Dr Octopus alors que ce dernier venait de se faire corriger par l’homme araignée le mois dernier renforçait la réalité de ce monde. Un monde où des grands événements peuvent avoir des répercussions sur l’ensemble des personnages. Laissez-moi faire un peu de psycho de bazar : je me dis que l’adolescence est une époque remplie de bouleversements et qu’il est très difficile pour une jeune personne de comprendre et cerner le monde qui l’entoure. Alors qu’il se rend compte que la plupart de ses certitudes d’enfants ne sont que des illusions, il n’arrive pas encore à se définir dans ce nouvel environnement. Quoi de plus rassurant alors qu’un univers aux frontières bien définies et avec des personnages porteurs de valeur fortes ? Peut-être que par certains côtés les comics de super-héros ont le même rôle éducatif que les contes pour un enfant.





Bref, toujours est-il que je me suis plongé dans les histoires de super-héros à ce moment là. Tous les mois je dépensais mon argent de poche dans les revues de l’époque éditées par Semic (Strange, Nova, Titans, Spécial Strange etc etc) ; je profitais également des marchés et des brocantes pour acheter des vieux numéros si bien que j’ai pu me faire une bibliothèque très honorable et que j’ai pu découvrir des récits anciens. J’ai fait la connaissance des X-men de la grande époque, je suis allé explorer l’espace grâce aux sagas cosmiques de Jim Starlin, j’ai pu voir voltiger le tisseur sous les traits de John Romita, j’ai apprécié le travail de son fils sur Iron Man, j’ai été subjugué par les Fantastic Four de Stan Lee et Jack Kirby et le Daredevil de Frank Miller, et j’ai tremblé de joie devant les centaines d’aventures que je lisais. Pourtant j’ai rompu avec eux quelques années après. L’histoire classique, la lassitude, l’envie de passer à autre chose et les problèmes d’argent. J’avais toujours de la tendresse mais entre eux et moi ce n’était plus la fougue des premières années et nos chemins se sont séparés sans disputes ni claquement de porte. Peut-être que le coup fatal fut quand Semic perdit les droits d’édition des œuvres Marvel malgré la reprise immédiate par Panini et le fait que le travail de Semic pouvait être très discutable, ce n’était plus la même chose et mon cœur est parti voguer vers d’autres contrées.

Pourtant je ne cassais pas les ponts avec mon ex. Durant cette « traversée du désert » je découvris que les comics du super-héros ne furent pas qu’édités par Semic, je découvris que les aventures de Daredevil qu’ils n’avaient pas pu publier étaient disponibles ailleurs. C’est aussi à ce moment là que j’ai découvert le travail d’Alan Moore et que j’ai dévoré From Hell, V pour Vendetta et Watchmen. De plus je découvrais les oeuvres des maisons concurrentes de Marvel et je me régalais aux aventures du Dark Knight croqué par Frank Miller.



Quatre ans plus tard un de mes meilleurs amis me fit découvrir les comics de Joe Michael Straczynski. En tant que très grand fan de Babylon 5 je ne pouvais qu’être curieux de sa reprise de Spider-man. Les premiers numéros me firent l’effet d’un choc, tout comme la lecture de Midnight Nation et de Rising Star. Si aujourd’hui je n’apprécie plus le travail de cet auteur sur les personnages qu’il n’a pas crée, je lui dois quand même mon retour au bercail. Une nouvelle relation débuta à ce moment et à ce jour elle n’a pas pris fin. Cette relation est différente toutefois. Alors que plus jeune mon obsession était de tout acheter afin de ne louper aucune histoire et interconnections entre les différentes séries, je sélectionne désormais les histoires que je veux lire en fonction du sujet, du personnage et de l’équipe créative. Durant ces années de disettes j’ai pu découvrir des termes comme « run » et j’ai pris conscience que l’important n’était pas le personnage dans sa globalité mais le traitement par des auteurs qui offrent aux lecteurs des histoires de qualités selon leurs propres aspirations. Je crois que je n’aime (ni ne déteste) aucun super-héros sur l’ensemble de ces publications. Par contre j’adore Daredevil par Frank Miller, Gene Colan ou Michael Bendis, j’ai redécouvert le talent de Walter Simonson en relisant ses passages sur Thor et sur les Fantastic Four, j’ai pu apprécier à quel point les origines anglaises d’Alan Davis avait apporté cette touche unique à Excalibur et je me dis que Jack Kirby mérite bel et bien son surnom de King.

Pourquoi je vous raconte tous cela au juste ? A la base cela ne devait être que quelques lignes pour introduire un texte qui devait être consacré à la série Captain America d’Ed Brubaker, et puis sans le savoir les mots se sont accumulés au fur et à mesure que les souvenirs revenaient. Tant pis je laisse comme cela et je vous parlerais de Cap une autre fois. En écrivant ces lignes je me faisais la réflexion que si la bd dite européenne et le manga avait acquis une certaine forme de respectabilité, le comics-books de super-héros est encore mal perçu dans nos contrées. Il n’a certes pas été la victime des croisades ridicules qu’a subi la bande dessinée japonaise (quoique si on remonte un peu dans le temps on se rend vite compte que ce n'est pas vraiment le cas), mais en restant dans son carcan il n’a pu démontrer la richesse de son œuvre en dehors de quelques auteurs que beaucoup se plaisent à dire qu’ils font des romans graphiques et non pas du comics-books.

Donc pour conclure ce qui sera une introduction à une rubrique où l’on dira beaucoup de bien des super-héros : lisez des comics-books, n’hésitez pas à vous plonger dans ces univers et je suis certain que vous trouverez des œuvres qui vous enchanteront.

* En fait ce ne sont même pas mes premières cassettes prises dans un vidéoclub je me souviens avoir loué quelques années avant celles-là Le retour du Jedi et l’avoir regardé 3 ou 4 fois d’affilée chez les parents d’un copain.

samedi 30 octobre 2010

Veni, vidi, vici



Bonjour à tous,


Après un voyage de noce dans la ville de Florence où j’ai pu découvrir une magnifique cité et où j’ai pu satisfaire autant mes yeux que mon estomac, me revoilà dans ma Touraine d’adoption prêt à redécouvrir avec vous les merveilles de la culture populaire. Il s’est passé des choses intéressantes durant ces quinze jours et certaines des choses que je vais vous dire ne sont pas toute fraîche (merveille de l’internet qui périme une nouvelle en moins de 24 heures chrono). Il n’empêche que je tenais à les aborder et à vous faire part de mon avis hautement recommandable dans les milieux autorisé. C'est-à-dire ceux qui débattent sur cette question primordiale : « Dans Predator 2, les predators ils sont là depuis quelques jours ou depuis des centaines d’années ? ».

On commence par la nouvelle la plus fraîche du lot. Si vous vous intéressez un tant soit peu à la carrière de deux barbus géniaux à savoir Steven Spielberg et Peter Jackson vous saurez que ces deux bonhommes se sont associés et travaillent en Nouvelle-Zélande à l’adaptation des Aventures de Tintin. Il s’agira d’une adaptation libre sous la forme de trois films, qui mélangera plusieurs histoires connu du reporter. Ainsi le premier film sera Le secret de la Licorne mais rajoutera des éléments du Crabe aux pinces d’or tel que la première rencontre entre Tintin et le capitaine Haddock. A l’instar d’Avatar de James Cameron, les films sont tourné en performance capture et en 3D. Des techniques qui dans les mains de tacherons donne un résultat horrible mais qui peuvent offrir des films magnifiques dans les mains d’un réalisateur doué. Je pense bien sur à James Cameron, dont je n’apprécie pourtant pas des masses son Avatar mais également au Beowulf de Robert Zemeckis. Plus récemment j’ai eu de très bon écho de Dragons de Chris Sanders et Dean DeBlois. Je ne vais pas vous mentir, j’attends énormément cette adaptation. Deux des réalisateurs que j’apprécie énormément (malgré quelques films récent que je n’aime pas) vont adapter une des œuvres sur lesquelles j’ai appris à lire et qui à nourri mon univers durant des années. Et si je ne considère pas la performance capture et la 3D comme le saint graal indispensable pour tous projets cinématographique, je ne peux qu’être curieux quand au résultat final tant cette technique pourrait le mieux adapter le style d’Hergé (la fameuse ligne claire).


 
Bon pourquoi je vous parle de tout ça au fait ? Ha oui tout simplement parce qu’il semblerait que la première image du film va être bientôt diffusé. C’est le magazine Empire qui a vraisemblablement l’exclusivité et ces enfoirés tease à mort.

Allez faire un tour ici et vous découvrirez que, tel un calendrier de l’avent, le site met en ligne des photos qui semblerait être extraites d’une seule et même image. On peut y voir ce qui semblerait être le pelage de Milou, le pull de Tintin, sa chaussette etc etc. Il est très probable que l’image complète fasse la couverture du prochain numéro de cet excellent magazine. Cela fait longtemps qu’un projet ne m’avait pas autant excité alors qu’aucune image n’a était diffusé alors croyez moi que je vais suivre cela de très prêt.

On va rester dans l’adaptation de bande dessinée car le magazine Entertainment Weekly vient de publier de nouvelle image du film Captain America. Projet hautement casse-gueule compte tenu du personnage en lui-même et compte tenu de la médiocrité du dernier film en date de la Marvel (Iron Man 2), il s’agit d’un film que j’attends également beaucoup. D’une part parce que j’aime beaucoup la bd et le personnage qui est très loin de l’image qu’on pourrait lui apposer (mais je pense que j’aurais l’occasion de revenir dessus quand j’aborderais le plaisir que j’ai à lire le run d’Ed Brubaker) et d’autre part parce qu’il semblerait que le réalisateur et son équipe aient une très bonne approche du personnage et de l’histoire. Bien que le but soit que le personnage s’intègre à la future équipe des Vengeurs (qui sera notamment composée d’Iron Man, de Thor, d’Hulk et dont le film sera réalisé par Joss Whedon et sortira en 2012), le film se déroulera principalement durant la Seconde guerre mondiale. Réalisé par Joe Johnston à qui l’on doit Jurassic Park III, Jumanji, Wolfman et surtout, dans le cas qui nous intéresse, Rocketeer, le film racontera les aventures du jeune Steve Rogers qui deviendra Captain America et qui luttera contre les troupes nazis de Crane rouge. Le casting est alléchant entre un acteur excellent dans les rôles de méchant (Hugo Weaving), un Tommy Lee Jones en colonel de l’armée américaine, un Samuel L.Jackson qui retrouve son rôle de Nick Fury et surtout un Chris Evans (la seule bonne chose de Fantastic Four avec Michael Chiklis et excellent acteur dans Sunshine) qui à l’air de très bien incarner le personnage créer par Jack Kirby et Joe Simon. Jugez plutôt



D’autres images ici : CineHeroes

Et chez nous pendant ce temps là ? Ben on pourrait dire que c’est un peu la dêche et que c’est désespérant de voir qu’on arrive pas à exploiter notre patrimoine culturelle mais bon ce blog ayant pour but de rester positif au maximum on va parler des projets qui font plaisir.

Top ! Je suis une série crée, écrit, réalisé et interprétée par un autodidacte nourri  à Star Wars, Warhammer et Indiana Jones. Je suis composé de 450 épisodes répartie sur six saisons. J’étais le 6ème programme le plus rentable des quatre principale chaînes française et le premier programme qui rapportais le plus de revenu publicitaire à ma chaine de diffusion. Je réunissais lors de ma diffusion une moyenne de cinq millions de téléspectateurs et leur racontais une histoire fantastique où je revisitais le mythe Arthurien en ancrant mon style dans un langage moderne hérité d’Audiard et de Gosciny. J’aborde des thèmes universels comme l’amour, la fraternité, l’amitié, la foi et questionne sur l’art, la religion, la vie de couple, l’avancée sociale via des histoires humoristique et dramatique. Prenant mon sujet à bras le corps je n’hésite pas à exploiter toute la richesse que le passage d’une époque à une autre (et notamment de l’arrivée du christianisme) peut offrir en matière de dramaturgie. Je parsème au sein de mes histoires des multiples références  à La guerre des étoiles, à Aristote, à Stargate, aux jeux vidéos, au frères Coen, à Michael Mann, à Rambo 3, aux Skavens, à X-files et bien d’autre chose encore. J’ai évolué au fur et à mesure de mes saisons au niveau de ma réalisation et offre aujourd’hui des épisodes d’une qualité visuel rare pour un show de ma catégorie. Enfin pour finir je suis une série française. Je suis, je suis……

Kaamelott fait parti de ce qui se fait de meilleur en France, une série parfaitement maitrisée qui arrive à mélanger brillamment culture dite classique et culture populaire et qui est arrivée à se jouer des contraintes télévisuelles pour amener le spectateur vers des contrées inconnues. J’ai un profond respect pour Alexandre Astier, il est doué mais également modeste et à un point de vue très pertinent sur plein de sujet (je vous recommande d’ailleurs la lecture d'Astier et Rollin posent les bases de la pensée moderne). Récemment il était le parrain du festival Scénariste en Série et son point de vue sur l’état de la fiction française est très intéressant. 






Dans ce reportage on apprend également quelques nouvelles sur les prochains projets d’Astier. Premièrement le tournage de Mme Karlsson avec Isabelle Adjani commence au mois de mars 2011, deuxièmement l’adaptation cinématographique de Kaamelott est toujours sur les rails. Les films seront la suite de la série télé mais également d’un livre qui fera office de septième saison. Appelé Kaamelott : Resistance, il racontera les aventures des chevaliers de la Table Ronde suite à la trahison de Lancelot et à sa vendetta contre ses anciens frères d’arme. Enfin Alexandre Astier confirme qu’il sera le scénariste et le co-réalisateur d’un film d’animation en 3D qui adaptera un album d’Astérix (vraisemblablement Le Domaine des Dieux). Voila une excellente nouvelle. Après l’horreur que fut le troisième film sur les irréductibles gaulois, cela fait plaisir qu’une personne dont l’héritage de Goscinny et Uderzo transparaît autant dans sa création prenne les rennes d’un projet tel que celui-ci.

Bon allez zou c’est tout pour aujourd’hui, portez vous bien.

jeudi 28 octobre 2010

this is madness

Il y a des fois où l’on se sent vraiment un extra-terrestre. Ca me le fait parfois dans des conversations de visu et sur le net. La dernière fois où j’ai eu ce sentiment c’était il y a quelques jours quand j’ai appris que Zack Snyder allait réaliser le prochain film Superman produit par Nolan. Alors que beaucoup de gens s’enthousiasment à l’annonce de cette nouvelle, j’ai du mal de mon côté à sauter de joie à l’association de personnes s’étant rendues coupables de mauvais films de super-héros. Si j’aime énormément l’Armée des morts et, dans une moindre mesure 300 (qui révèle déjà les limites de Snyder), Watchmen est un film loupé. Une adaptation bancale d’une œuvre dense, foisonnante et tellement liée à son support d’origine qu’un copier/coller simpliste transforma en banal film qui trompa son monde de part le traitement de thème dit « adulte ». Le parti pris de Snyder trouva rapidement ses limites quand des scènes superbes dans la bd (notamment la scène d’amour entre deux personnages) devinrent ridicules à l’écran, ou quand le changement d’un final déséquilibra l’ensemble de l’histoire. Snyder est un bourrin compétent qui est capable de boucler un film dans des délais très courts et c’est justement cette qualité qu’on recherche pour le film Superman compte tenu de la perte des droits d’exploitation du personnage pour Warner si aucun film n’est sorti avant la fin de l’année 2011. Comment un mec qui n’a pas réussi à retrouver l’équilibre moral de Miller dans 300 ou l’intelligence du propos de Moore dans Watchmen, pourra t-il aborder un personnage dont le traitement est casse-gueule ?



A sa décharge il faut reconnaître que le public n’aide pas quand on voit comment le dernier film en date sur le personnage (Superman Return) est mésestimé et que la seule demande qui est faite est d’avoir un film bourrin où le fils de Krypton se battrait avec un super-méchant. Parfois je me dis qu’on a les films qu’on mérite. La transition est donc toute trouvée pour aborder le sujet principal de ce billet à savoir l’éditorial du dernier Mad Movies. Alors oui on va me dire que je me réveille tard, que c’était mieux avant, ou que je retourne ma veste. Pourtant, bien que je ne lise plus le magazine de façon régulière (et en totalité) depuis plus d’un an maintenant (pour des raisons bien plus nombreuses que la simple nostalgie du passé), j’apprécie toujours certaines plumes et je considère certaines rubriques comme supérieures à quelques autres magazines. C’est sûrement cet amour disproportionné que je porte à ce nom regroupant un magazine mais surtout un forum et un ancien site qui ont énormément compté pour moi, sur un plan professionnel et personnel, qui font que je suis à ce point outré et déçu à la lecture de l’éditorial de Fausto Fasulo dans le Mad Movies n°234 d’octobre 2010.



Comment la rubrique qui a accueilli les proses intelligentes et passionnées de Jean-Pierre Putters, Damien Granger et Vincent Guignebert peut être aujourd’hui le lieu d’une diatribe aussi peu pertinente ? En dénonçant les « fanboys ventripotents et obtus, prêcheurs de la parole geek », Fausto Fasulo se rend t-il compte qu’il est à peine au même niveau que ce qu’on peut lire sur « le net et ses ruines culturelles » ? A ce sujet comment le rédacteur en chef d’un magazine traitant du cinéma fantastique et de ses technologies avant gardistes, en arrive à se retrouver dans cette querelle de bac à sable et totalement dépassée opposant presse écrite et internet ? Ne visite t-il pas le site et le forum (ainsi que les forums satellites à celui-ci) du magazine qu’il gère pour ne pas se rendre compte que ce sont ces lieux qui ont vu naître des écrits magnifiques et intelligents sur les œuvres qu’on aime ?



En voulant régler ses comptes avec des personnes bien précises (parce que je ne vois pas d’autres raisons à ce déferlement de haine), cet éditorial se vautre dans l’amalgame le plus grossier tout en revisitant certains faits. Présenter l’Armée des morts comme un film ayant anticipé une mode et présenter ceux qui craignaient le projet comme fondateur d’une cabale contre le réalisateur est déplorable. C’est oublier d’une part le film de Danny Boyle (28 jours plus tard) sorti deux ans avant le remake de Zombie, mais c’est aussi oublier que si le film de Snyder était attendu au tournant, c’est à cause de son statut de remake d’une œuvre considérée comme intouchable et cela après une vague de remakes médiocres. Enfin, c’est surtout oublier l’excellent accueil qu’a reçu le film à sa sortie (beaucoup de craintifs ont été soulagés en voyant le résultat final) ainsi que le statut dont jouit le film encore aujourd’hui. Si Snyder est critiqué il n’est pas rare que son film de zombie soit épargné. De même il est déplorable de résumer les craintes face aux projets (300, Watchmen, Superman) de Snyder à une vulgaire descente irréfléchie du cinéaste quand les critiques se fondent avant tout sur les doutes que le style du cinéaste ne puisse pas correspondre aux projets.



Autre étonnement de ma part, ce raccourci simpliste qui consiste à renvoyer dans les cordes les détracteurs du cinéaste sur la simple opinion que se fait Fausto des films de son protégé. Ainsi les gens qui n’aiment pas les films de Snyder ont tort parce que 300 et Watchmen c’est bien ?! Au delà de la défense de certains réalisateurs, Mad Movies a toujours défendu la différence des opinions, le débat et l’échange des idées. Que fais t-on de la nature même du projet ? Quid du fait qu’on puisse considérer que le cinéaste soit à l’aise sur un film mais pas sur le suivant ? Est-ce si difficile de croire qu’on puisse apprécier l’Armée des morts et 300 mais pas un film considéré par ce même Fausto comme le premier film de super-héros adulte et ce même si Batman Returns ou The Incredibles ont été réalisés des années avant. 



Ce n’est donc pas tant la prise de position maladroite qui est critiquable que le fait d’englober toute contestation dans un même profil. Celui de l’aigri qui condamne à l’avance n’importe quel film sur la base du nom du réalisateur*. Ces propos desservent autant l’auteur de cet édito que le réalisateur qu’il défend. Défendre un cinéaste est une chose, cracher à la figure de ceux qui ne l’apprécient pas en est une autre et c’est une attitude méprisable. Il faut noter que là où l’éditorial de Fausto Fasulo est mauvais, le papier de Cédric Delelée est très bon et donne envie de voir le film bien que le pitch initial (une gamine abusée par son père et enfermée dans un asile se réfugie dans un univers imaginaire où elle est une puissante guerrière) ressemble fortement à un épisode célèbre, Normal Again (6.17), de Buffy, The Vampire Slayers. Si on ne peut encore juger le résultat final, et qu’il y a toujours un écart entre scénario de base et film à l’arrivée, force est de reconnaître que pour un film défendu comme avant-gardiste cela la fout un peu mal.

dimanche 3 octobre 2010

Nocturnal Activities

Hello tout le monde

Tout d’abord merci pour vos commentaires, vos encouragements et vos critiques concernant le blog. Ca donne du baume au cœur et ca permet d’avancer. La semaine n’a pas été trop chargée et ma sélection est très axée télé. On va donc expédier tout de suite la partie cinoche avec le trailer de Skyline



Ca ressemble à une énième attaque d’aliens (donc ca me plait), c’est magnifique en terme d’effets spéciaux (normal vu le cv des mecs) mais ca me fait quand même craindre à un pétard mouillé vu que les gus sont quand même à l’origine d’Aliens vs Predators : Requiem. Skyline étant un film auto-produit ça sera la bonne occasion pour voir ce que les frangins Strause ont vraiment dans le ventre sans avoir a subir les ingérences de la Fox.

On passe maintenant aux séries avec tout d’abord la mort de non pas Tony Curtis, dont les gens ont apparemment oublié qu’il a joué autre chose qu’Amicalement Vôtre, mais celle de Stephen J. Cannell. Si son nom ne vous dit rien, vous connaissez forcément son visage puisqu’il apparaissait à la fin de chacun des épisodes des séries qu’il produisait



Cannell est l’exemple type du scénariste américain, un véritable travailleur qui conçoit son métier derrière la machine à écrire des dizaines et des dizaines de pages. Un véritable modèle pour beaucoup de gens qui devrait donner des leçons à ceux qui considère le scénariste comme un auteur avec un grand A, en oubliant le véritable travail et labeur qui est à la base de cette profession. Les grandes séries ne naissent pas d’un coup de baguette de magique mais à coup de doigts sur une machine à écrire (à ce titre je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager ce texte de Martin Winckler et la traduction qu’il a faite d’un éditorial d’Isaac Asimov sur le métier de writers) et on peut dire que Cannell à donné beaucoup de coup de doigts. En tant que producteur on lui doit, parmi les séries les plus connues en France, 21 Jump Street, l’Agence tout risque, Riptide, Rick Hunter, Wiseguy et surtout Un flic dans la mafia. Un très grand nom de la fiction télé est donc parti.



Deux grosses sorties dvd cette semaine en ce qui concerne les séries. Les dernières saisons de Battlestar Galactica et de Lost. La première avait fait son petit effet lors de sa diffusion. Racontant le périple des humains ayant survécu à un holocauste causé par les Cylons, robots qu’ils avaient créés, BSG avait marqué les esprits de part sa réalisation et son scénario bien construit, basant sa force sur des rapports très conflictuels entre les différents membres d’équipage. Le fait que les Cylons avaient une apparence humaine apporta la petite touche de paranoïa nécessaire à l'addictivité de la série, sans compter les différents mystères qui ont parsemé la série (le fameux plan des Cylons). Galactica c’est un peu le space-opéra pour les nuls. Je dis cela sans mépris et en étant tout à fait sincère. De part ses qualités elle permit à un public réfractaire à l’imagerie Star Trek de plonger dans ce genre sans se douter que les thèmes abordés, les personnages ou la réalisation, furent déjà traitées dans d’autres séries de ce type. Malheureusement si Battlestar Galactica garda une qualité constante durant ses deux premières saisons, elle commença à décliner à partir de la troisième saison. La faute à des demandes incongrues de la chaine de diffusion (moins de feuilletons et plus d’épisodes à histoires fermées) et à une mauvaise gestion de l’histoire sur le long terme. Coincés entre ses divers mystères les scénaristes n’arrivèrent pas à maitriser leurs œuvres et conclurent mollement la série.





La sortie de la sixième et dernière saison de Lost nous permet de faire un parallèle avec Galactica. En effet Lost aurait pu suivre le même chemin que Galactica à la différence qu’elle eût un sursaut de qualité bienfaiteur apportant à la série un nouveau souffle. Alors qu’un public important désirait les réponses à ses questions tout de suite, la série prit son temps et continua sans relâche à se préoccuper de sa clé de voute : les personnages. Pourtant face à une baisse d’audience significative, décision fut prise de donner un coup de fouet à l’intrigue. Fait important et nouveau alors, la chaine communiqua sur la future fin du show. Alors que la saison trois remontait en qualité, on nous annonça une diminution du nombre d’épisodes et que la série prendrait fin à la sixième saison. Les scénaristes purent donc construire sur le long terme leurs intrigues. Le résultat fut frappant. En délaissant le grand public, qui avait de toute manière quitté le navire, au profit de ses fans et en ayant une vision à long terme du show, la série gagna en intensité et en force. Les saisons quatre et cinq sont à ce titre passionnantes et la série en elle-même de part son évolution, reste probablement l’exemple type qu’une série est un work-in-progress constant qu’on ne peut totalement juger avant le dernier épisode.

Ainsi découvrant actuellement cette dernière saison je ne peux m’empêcher d’être dubitatif face aux choix narratifs faits. J’attends donc la fin pour savoir si avec ce choix les scénaristes ont coupé la branche sur laquelle ils se tenaient ou bien s’ils vont conclure brillamment leur œuvre. La fiction tv est un média vivant et qui évolue constamment du fait de sa production et on ne compte pas le nombre de séries ayant subit un mauvais départ pour devenir excellentes par la suite, et inversement on dénombre beaucoup de séries parties sur les chapeaux de roues pour décevoir au fur et à mesure des saisons. De part sa diversité chacun peut trouver la série qui lui plaira et qu’il pourra suivre assidument. Encore faut-il que les chaines françaises nous offrent cette possibilité. Et alors qu’on est en droit d’attendre d’une chaine publique qu’elle diffuse des séries de qualité et exigeantes sans aucun souci de l’audience, voilà qu’on a bien été trompés.

Tiens puisqu’on est dans le registre « je râle », laissez moi m’étendre deux minutes sur quelque chose que je trouve assez incroyable. Quel est le crétin qui a inventé ces appareils à la con qui ressemblent à de gros téléphones et que la plupart des gens se trimballent dans une expo de peinture et qu’ils écoutent aussi assidûment que leur répondeur ? Dénoncer le que je lui fasse bouffer cet engin de l’enfer. Je ne sais pas, je dois être con et naïf mais quand je vais à une expo de peinture c’est pour regarder des tableaux, pour profiter de leur présence, pour les scruter, pour m’en imprégner. Si je veux des infos sur eux, je ne suis pas un manche, j’ouvre un bouquin peinard chez moi et je m’instruis, mais quand on a à la chance d’avoir une collection d’un maitre réunie à un seul endroit (Monet au Grand Palais) on coupe sa merde et on profite. C’est moi qui suis un original à me poser dix minutes devant un tableau et le regarder en écoutant de la musique symphonique ? Il y a une loi qui est passée et qui force les gens à écouter une voix impersonnelle qui vous raconte comment ce tableau a été peint ? J’avoue que je ne comprends pas cette attitude, c’est passer à coté de la raison d’être de ces expositions.

Bon le coup de gueule est fini. Je vous laisse avec un dernier lien, celui d’un texte écrit par Marjolaine Boutet (à qui l’on doit Le meilleur des séries 2008 et Les séries pour les nuls) qui nous décrit sa visite sur le plateau de tournage d’un sitcom. Très instructif.

Portez vous bien.

mardi 28 septembre 2010

Put On Your Sunday Clothes

Bonjour à tous,

Je profite de cette chronique pour vous souhaiter la bienvenue sur ce blog, vu que je n’ai pas encore tout compris à l’interface afin de mettre un message d’accueil. Remarquez est-ce vraiment utile ? Ce blog n’a qu’une vocation : vous faire partager mes goûts et mes découvertes en matière de cinéma, de séries, de livre, de bd, et de bien d’autres choses. On ne va pas faire de chichi on est entre nous et vous qui me lisez pour les débuts de ce blog vous devez déjà bien me connaitre (bisous chérie).

Bref ce n’est pas avec ce blog que je révolutionner le monde mais si je vous donne l’envie d’aller voir un film ou de découvrir un livre j’en serais vraiment heureux. J’ai habité la région Parisienne pendant des années ; depuis quelques mois je découvre la ville de Tours et je compte également vous faire partager les différents lieux et les différentes manifestations qui se déroulent dans ma nouvelle ville d’adoption.

Pour l’heure, ce billet (que je vais tenter de rendre hebdomadaire) sera l’occasion de vous faire partager mes divagations et les différentes découvertes que j’ai faites au cours de la semaine. Plutôt que de faire un billet pour chacun, je préfère compiler et vous faire partager tout cela en vrac sans trop réfléchir, en vous balançant mes idées et mes découvertes comme cela se présente dans ma tête.

C’est parti.

Il fais frisquet vous ne trouvez pas ? On sent que l’été est fini, place à l’automne. La saison préférée de ma chair et tendre (toi qui me lis, oui la faute est volontaire [note de la correctrice : bon ben je la corrige pas celle là alors]). Perso c’est pas trop mon cas mais faut reconnaitre que ce temps légitime plus mon caractère de marmotte casanière. Rien de tel que de se poser sur son canapé et siroter un liquide alcoolisé - ou non - tout en bouquinant. En ce moment je découvre un auteur passionnant : Grant Morrison. Cet écossais de cinquante balais a écrit des merveilleuses pages sur les X-men, Batman et bien d’autre super-héros. En 2005 il écrivit une minisérie consacrée à Superman intitulée All-Star Superman. J’en ai lu que quelques numéros à l’époque de la première parution française et j’avais beaucoup aimé bien que je fus assez réfractaire aux dessins de Franck Quitely. Bon si je vous en parle aujourd’hui c’est parce que la bande-annonce de l’adaptation de cette série a été mise en ligne cette semaine, la voilà :


On ne va pas porter un jugement définitif dessus mais personnellement je trouve cela pas très beau et j’ai peur que la série se porte exclusivement sur le duel entre Superman et Lex Luthor alors que l’œuvre originale est beaucoup plus riche que cela. La vraie bonne nouvelle en fait c’est que Panini a annoncé la sortie de l’intégrale de la série pour le mois de février 2011. Voilà un excellent prétexte pour découvrir cet auteur. La série étant considérée comme située en dehors de l’univers classique du personnage, vous n’aurez donc pas besoin de connaitre toute l’histoire de Superman, et vous n’aurez donc aucun mal à vous plonger dedans.



C’est la rentrée pour tout le monde (bien que nous on se casse bientôt en vacances youhouu) et pour les séries. Je ne vais pas vous faire un listing, d’autres sites le font très bien mais je me suis fait la réflexion il y a quelques jours que pour la première fois depuis quelques années, il y avait des nouvelles séries qui m’intéressait grandement et que j’allais les regarder en direct grâce à mon oncle d’Amérique qui vit à Bangor (Maine) et qui m’envoie les enregistrements des épisodes quand ils sont diffusé la bas. C’est qu’on ne plaisante pas avec les experts d’Hadopi. Ces séries sont au nombre de cinq. Tout d’abord Boardwalk Empire qui raconte l’histoire d’un homme d’affaire et d’un vétéran de la Première Guerre Mondiale qui se lance dans l’industrie de l’alcool sous la Prohibition. On doit cette série à Martin Scorsese et Terence Winter. Je pense que j’ai pas besoin de vous présenter le premier, quand au deuxième il vous suffit de savoir qu’il fut l’un des scénaristes réguliers des Sopranos pour comprendre pourquoi la série à un potentiel intéressant. A noter que le pilote est réalisé par Scorsese. 

Le soir de la fête d’Halloween sera également le soir de la diffusion du premier épisode de The Walking Dead. Adaptée d’un comics à succès, la série raconte la survie d’un groupe d’individus après une massive invasion de zombies. Produit par Frank Darabont, le réalisateur des Evadés ou de The Mist, The Walking Dead a tout pour être une excellente série au vu de l’implication de l’auteur de la bd, du cv du producteur et des images et bandes annonces qui circulent sur la toile. Bien qu’appréciant la bd je la trouve trop formatée comme une série TV pour vraiment l’apprécier, son passage sur le petit écran est donc l’occasion à mes yeux pour mieux faire correspondre le fond et la forme. J’espère néanmoins que le scénario de la série aura été travaillé et réservera son lot de surprises aux personnes connaissant la bd. Pour être clair j’espère ne pas avoir un copié/collé mais bien une vrai adaptation osant prendre des libertés scénaristiques afin de bien rythmer la série.



Enfin le début de l’année 2011 sera également le début de la saga du Trône de fer. Saga littéraire tirant son inspiration aussi bien de la fantasy que de l’histoire classique, elle raconte les luttes de pouvoirs entre divers familles et clans dans un monde moyenâgeux où la magie est encore présente. Histoires audacieuses et personnages ambigus sont la force de cette histoire qu’HBO adapte sous l’égide de son auteur George.R.R Martin. Histoire de rigoler un peu je vais surement me lancer dans les sitcoms Modern Family (j’apprécie bien le concept et puis il y a Ed O’neil que l’on connait surtout pour son rôle d’Al Bundy dans la série Marié, deux enfants) et Running Wilde produite par Mitch Hurwitz le créateur de la fabuleuse sitcom Arrested Developement sur laquelle je reviendrais un jour prochain.

Bref je suis bien content parce que ca me manquait de ne pas suivre des séries en direct. Il y a une espèce d’émulation et de sentiment de partage entre le public et les créateur qu’on ne retrouve pas quand on regarde une série plus tard, que ce soit en dvd ou à la télé française. Compte rendu des visionnages dans quelques temps également.

Bon la télé et la bd ça s’est fait, on va causer ciné. Pas grand-chose à se mettre sous la dent en ce moment. Je passe vite fait sur le Piranhas 3D d’Alexandre Aja que j’ai trouvé sympathique tout en étant bourré de défauts jusqu'à la moelle. Passer de Haute tension et La colline à des yeux à ça, me rend quand même triste et surtout craintif quand au prochain projet du bonhomme à savoir l’adaptation de la série animée Space Adventure Cobra. Non le film qui nous a bien foutu une claque à ma Portugaise d’amour et moi-même c’est The Town de Ben Affleck.



Pour son deuxième film, il nous raconte l’histoire d’un homme prisonnier de sa vie et de sa ville et qui va changer lors d’une rencontre avec une femme. Rencontre qui s’effectuera lors d’un casse dont il est l’un des auteurs et que la dame se trouve être une des victimes. Ca aurait pu être parfait si Affleck avait plus de maturité derrière la caméra (notamment quand il veut parler de la ville en tant que prison en la personnifiant via les personnages de Jeremy Renner et de Postlethwaite) mais en l'état ca reste vraiment très bon grâce à un script très bien écrit qui arrive à balayer plusieurs histoires conflictuelles sans jamais en perdre une tout au long du film, en les entrecroisant régulièrement et en les concluant brillamment. C'est vraiment très bien rythmé, on ne s'ennuie jamais et c'est porté par des acteurs vraiment excellents (Renner en tête bien sûr mais Affleck est vraiment très bon et tout en retenue, ce que j'ai beaucoup apprécié). Ben Affleck arrive de plus à caractériser ses personnages par petites touches sans jamais appuyer grossièrement le trait et offre quelques scènes d'actions qui, si elles restent tributaires de Heat, n'en restent pas moins diablement efficaces. N’hésitez pas à aller le voir, pour les Tourangeaux il passe encore aux Studios.

D’ailleurs si vous allez aux Studios et que vos pas vous portent ensuite rue Bernard Palissy arrêtez-vous à l’Instant Ciné. Un chouette petit café dont j’ai apprécié l’endroit et le concept. Je m’étendrais un peu plus dans la semaine, pour l’heure je vous laisse. Portez vous bien.